Des substances nocives dans les eaux de toilette ?

Les parfums sont-ils des produits nocifs perturbant la thyroïde et source d’allergènes ?

Depuis plusieurs années, la question se pose et certaines études pointent la présence de substances préoccupantes. Il est temps de prendre en compte les impacts de ces produits et d’alerter les consommateurs sur les possibles dangers de ces molécules. En effet, ce geste devenu banal de se parfumer est devenu aujourd’hui source de doute et d’inquiétude. Autrefois privilège d’une élite, le fait de se parfumer s’est généralisé dans la population. Certains appliquant le parfum directement la peau, d’autres vaporisant l’eau de toilette sur les vêtements en pensant éviter l’absorption de ces molécules.

Ainsi, une étude du magazine « 60 millions de consommateurs » parue en décembre 2019 sur 16 parfums et eaux de toilettes pointe la présence de certaines molécules suspectées de provoquer des allergies et d’agir comme perturbateurs endocriniens. En effet, pas moins de 22 substances allergiques ont été retrouvées par eau de toilette ou par parfum et certains de ces allergènes sont en plus soupçonnés d’être des perturbateurs endocriniens c’est-à-dire avoir une influence sur la production des hormones. C’est le cas notamment du BHT (butylhydroxytoluène), un agent de conservation et du butylphényl méthylpropional ou lilial, dont le Comité scientifique européen pour la sécurité des consommateurs (CSSC) recommande l’interdiction.

Certains colorants employés dans de nombreux parfums sont également soupçonnés d’être cancérigènes-mutagènes-reprotoxiques. Cette étude a donc permis de réactualiser le débat sur la liste des ingrédients composants ces chers liquides parfumés en pointant les substances douteuses.

Des ingrédients douteux sur la sellette

Or, ces soupçons ne sont pas nouveaux et précédemment, une autre étude menée sur 36 parfums par Greenpeace en 2005, révélait que certains parfums renfermaient des substances potentiellement dangereuses pour la santé tels que des phtalates, substances cancérigènes connues.

Il est donc maintenant établi que ces belles effluves synonymes de luxe contiennent des produits nocifs pour notre santé et il suffit de lire la liste des ingrédients sur le paquet d’emballage pour se rendre compte qu’il n’y a peu voire rien de naturel dans ces produits. Du parfum à notre circulation sanguine, il est important de comprendre quelles voies empruntent ces substances qui se retrouvent dans notre organisme.

La peau, une barrière protectrice poreuse :

La peau est l’organe le plus étendu de notre corps constitué de plusieurs couches de tissus. La partie extérieure de la peau, la couche cornée, est composée de kératine. Cette dernière assure une bonne partie de la résistance à la pénétration de l’eau dans l’organisme mais est beaucoup moins efficace contre les composés organiques et les composés chimiques inorganiques. La couche de kératine contient des matières grasses et des composés lipidiques qui absorbent facilement les substances chimiques agissant comme des solvants facilitant leur passage. Les composés organiques et alcalins peuvent amollir les cellules de kératine dans la peau et pénétrer à travers cette couche jusqu’au derme, d’où ils peuvent passer dans la circulation sanguine grâce à de fins capillaires.

Illustration de la peau composée de l'épiderme, du derme et du tissu sous-cutané
La peau

Le degré de pénétration des composés chimiques dans la peau varie énormément. Certaines zones facilitent les passages notamment les zones plus velues. Celles-ci sont facilement pénétrées par les substances chimiques qui peuvent emprunter le petit conduit du pore par où passe la tige pilaire. Ces substances peuvent aussi pénétrer par les coupures, les piqûres ou les éraflures de la peau, qui forment autant de brèches dans la couche protectrice. La sécheresse et le craquelage de la peau, les lésions ou la desquamation sont des conditions qui affaiblissent la couche protectrice de la peau et peuvent laisser des substances chimiques pénétrer dans l’organisme. L’application répétée et souvent quotidienne de cosmétiques chargés eux-mêmes de composés chimiques, de détergents, de parfums ramollissent et sensibilisent l’épiderme plus propice à laisser passer ces substances.

Ainsi ces molécules ont plusieurs voies d’accès :

  • Elles passent par la voie transcellulaire en se diffusant de cellule en cellule, une voie privilégiée par les molécules hydrophiles.
  • Par la voie intercellulaire, ces molécules peuvent aussi passer dans le ciment interlipidique puis dans le liquide interstitiel dans lequel baignent nos cellules. Une voie privilégiée par les particules lipophiles.
  • Par la voie intercellulaire, elles peuvent également passer dans le ciment interlipidique puis dans le liquide interstitiel dans lequel baignent nos cellules. Une voie privilégiée par les particules lipophiles.

Cette barrière protectrice que constituent les cellules cutanées est par conséquent beaucoup moins étanche que l’on pourrait penser et des d’études viennent corroborer ce fait.

A titre d’exemple, une étude menée à l’Université de Berkeley en Californie par Kim Harley et Brenda Eskenazi publiée le 4 décembre 2018 dans la revue Human Reproduction montre les impacts des substances suspectées de perturber l’équilibre hormonal et notamment avanceraient la puberté des jeunes filles qui emploient des produits d’hygiène et de soins corporels.

Un autre exemple illustrant bien la porosité de la peau est l’utilisation efficace des patchs. Ces dispositifs médicaux permettent le passage de principes actifs dans la circulation sanguine via les différentes cellules constituant notre peau afin d’obtenir soit une action locale soit une action générale. On parle ainsi de voie transdermique ou percutanée. Les molécules médicamenteuses vont pouvoir agir sur notre organisme en passant par la peau moins étanche que l’on pourrait penser. Ces molécules chimiques non physiologiques, ayant rejoint la circulation sanguine vont ainsi perturber notre système immunitaire (allergies) et les glandes productrices d’hormones.

Les poumons, autre voie de passage des produits :

Bronchioles de poumons

En moyenne, une personne inspire et expire environ 12 fois par minute un volume d’environ 500 mL, soit 6 litres d’air par minute. Une vaporisation de parfum quotidienne autour de nous contamine dans cet air pendant quelques minutes. L’air contaminé passe ensuite dans la trachée qui se divise elle-même en deux gros tubes, les bronches souches. Chacune d’elles mène à un poumon, où elle se ramifie. À leur extrémité se trouvent des tubes très fins, les bronchioles, qui sont terminées par des sacs d’air à parois minces, les alvéoles. Il y a des milliers d’alvéoles dans chaque poumon; leurs parois sont très fines et il est possible que les très petites particules invisibles ne soient pas arrêtées par le mucus et atteignent finalement les alvéoles. Les particules solides qui n’arrivent pas à traverser la mince paroi des sacs alvéolaires peuvent s’y loger et y rester. Certaines d’entre elles peuvent être dissoutes et se retrouver dans la circulation sanguine.

Au final, les composés chimiques non physiologiques sont donc diffusés dans l’organisme grâce à la circulation sanguine générale soit par la voie cutanée soit par la voie respiratoire et viennent alimenter la charge toxique déjà présente en nous. Il est maintenant reconnu que notre organisme est pollué quotidiennement par des molécules toxiques diverses, provenant de différentes sources : adjuvants de vaccins, métaux lourds, additifs, conservateurs, herbicides, pesticides…

Des ingrédients allergènes et perturbateurs endocriniens

Prenons par exemple le cas du BHT. Le butylhydroxytoluène) ou E321 est un agent de conservation de synthèse dérivé du pétrole fréquemment employé dans l’alimentation et les cosmétiques. Ce produit permet d’assurer la stabilité des matières grasses. Il est soupçonné ces dernières années d’avoir un impact de différents types sur notre corps comme d’être responsables d’allergies. Le BHT peut également provoquer des réactions cutanées et des troubles du système reproductifs. Il est prouvé qu’une exposition à forte dose est toxique pour les animaux de laboratoire. Ses effets sont alors nocifs pour le système immunitaire, la coagulation du sang, porte atteinte à la glande thyroïde et aux reins. Des cancers ont été observés chez des animaux de laboratoire. Des recherches doivent encore être menées sur les humains.

La quantité de substances accumulées en question

Le BHT est interdit dans certains pays comme au Japon ou en Californie or il n’y a pas de restriction par l’Union européenne en termes de concentration dans les formules de cosmétiques. Côté alimentaire, seules des doses journalières admissibles (DJA) sont définies. Elles s’élèvent à 0,05 mg/kg de poids corporel pour le BHT.

Or, les fabriquant et un certain nombre d’experts s’accordent à dire qu’il y a très peu de risques que l’utilisation de ces antioxydants entraîne une absorption supérieure à la dose journalière admissible…Cependant, on peut craindre une réelle accumulation de la présence de cette substance au fil du temps par plusieurs sources alimentaires et cosmétiques qui contribuent à la charge toxique de l’organisme.

Le fait de se vaporiser des parfums tous les jours rajoutent par conséquent à cette longue liste d’autres types de molécules créant un joyeux mélange.

Mais qu’en est-il de l’effet cocktail ?

Il ne faut pas non plus oublier l’ « effet cocktail  » car pour l’instant nous ignorons quels sont les effets sur la santé humaine de l’interaction de ces différents molécules jusqu’à alors étudiées séparément. Face à l’augmentation des cancers et des troubles de la thyroïde ces dernières années, il est temps de se poser les vraies questions et d’engager les recherches sur toutes les toxicités qui nous empoisonnent au quotidien. L’idéal serait avant la mise sur le marché de ces produits appliqués directement sur la peau serait un processus d’homologation incluant une analyse des risques de ces produits et de leurs effets cocktails. Cela ne devrait pas plaire à tout le monde et surtout pas aux fabricants car ses analyses ont un coût et impactent la rentabilité des précieux liquides.

Comment faire pour se parfumer en échappant à ces molécules toxiques ?

Se parfumer est un geste agréable, qui participe à l’estime de soi et se passer de parfum pour certains parait insurmontable. Des alternatives apparaissent de plus en plus sur le marché. On peut en effet trouver sur le marché des eaux de toilettes et des eaux de parfum biologiques créées à base d’ingrédients 100% d’origine naturelle. La charte des produits cosmétiques biologiques interdit le recours à des agents de conservation ou antioxydants de synthèse. Bien que ne bénéficiant pas de l’image prestigieuse d’une marque luxueuse ni d’un marketing bien étudié, différentes sociétés de cosmétiques biologiques œuvrent à proposer une variété de parfums agréables. Ces liquides parfumés sont en plus généralement moins onéreux car une part beaucoup moins importante de budget est consacrée au marketing. Composer son propre parfum est une autre possibilité à base d’huiles essentielles en n’oubliant pas que les huiles essentielles sont des produits puissants qui peuvent être eux-aussi sources d’allergies et de toxicité. Il s’agit alors de ne pas composer son parfum au gré de ses envies mais en prenant de bons conseils.

Modération dans l’utilisation des produits suspects

En conclusion, il apparait bien que se parfumer au quotidien avec des molécules chimiques contribue à alimenter la charge toxique de notre organisme. Un contrôle avant la mise sur le marché de ces liquides pour prouver leur innocuité associé à une meilleure information du consommateur seraient indispensables. Cependant, dans le cadre de la prévention des maladies de civilisation, il semble important d’éviter de s’asperger au quotidien de ces produits en réduisant la fréquence, en évitant tout contact avec la peau et en réduisant le temps de vaporisation autour de soi et sur les vêtements. Aérer la pièce est également un bon geste. La meilleure des solutions étant de s’orienter vers des eaux de toilettes composées d’ingrédients naturels.

Un livre pour comprendre les troubles de la thyroïde et trouver des solutions naturelles :

Pour tous ceux qui veulent en savoir plus sur ces troubles liés aux hormones thyroïdiennes, le livre intitulé «Thyroïde, les solutions naturelles » paru aux éditions Thierry Souccar écrit par le Docteur Philippe Véroli apporte un éclairage complet sur cette question.

Ainsi, Le Dr Véroli, médecin anesthésiste-réanimateur, spécialisé en nutrition expose de manière claire et complète les éléments qui permettent d’obtenir une vision globale sur ces troubles de la thyroïde. Il donne également des pistes pour améliorer les déséquilibre des hormones thyroïdiennes. Certaines parties du livre peuvent néanmoins sembler «  techniques » concernant les notions de physiologie mais cela reste indispensable pour la bonne compréhension des mécanismes physiologiques.

Ce livre permet donc de comprendre notamment :

-Le fonctionnement de la thyroïde

-La formation des hormones thyroïdiennes et leur régulation avec les mécanismes de rétrocontrôle

-Les effets biologiques des hormones.

-La description des différentes maladies touchant la thyroïde.

-Les signes de la maladie.

-Les causes de la maladie : carence en vitamines et minéraux, présence de métaux lourds, de perturbateurs endocriniens, de nitrates, tabagisme, effets secondaires de certains médicaments… qui perturbent la fixation de l’iode sur la thyroïde. Mais d’autres causes sont également évoquées : également l’hyperperméabilité intestinale, l’état inflammatoire, le stress, la ménopause, les régimes alimentaires…

-Les examens qu’il faudrait faire pour bien comprendre ce qu’il se passe.

-Les traitements et notamment le meilleur moment pour prendre les hormones de synthèse.

-Les cas où le traitement est inefficace.

Des solutions naturelles existent pour remédier au déséquilibre hormonal :

Ensuite, la dernière partie de l’ouvrage aborde les solutions naturelles pour le bon fonctionnement de la thyroïde en présence d’un traitement médical ou sans traitement. Ainsi, l’importance des apports alimentaires de chaque micronutriment indispensable à la synthèse des hormones est exposé et notamment celui de l’iode, du sélénium, du zinc, du magnésium, de certaines vitamines notamment.

Le Dr Véroli décrit les bases d’une alimentation optimale ainsi que les bonnes habitudes à prendre pour un parfait fonctionnement de la thyroïde. Il indique des informations pratiques et des réponses aux questions que l’on peut se poser lorsqu’un diagnostic d’hypothyroïdie a été posé. L’auteur cite également certaines plantes que l’on peut absorber pour stimuler la thyroïde en cas de thyroïdite débutante ou pour diminuer le traitement.  De plus, les cas particuliers de différentes personnes y sont également relatés complétant grâce à son expérience toutes ces informations fortes utiles.

Le cas particulier de l’hyperthyroïdie

Par ailleurs, on remarquera que le problème de l’hyperthyroïdie est évoqué rapidement dans ce livre qui se concentre sur le problème de l’hypothyroïdie. Ce manque d’informations est fréquent dans les ouvrages traitant des troubles de la thyroïde, l’hypothyroïdie est une maladie plus fréquente. L’hyperthyroïdie est en général moins documentée que l’hyperthyroïdie, ce qui est bien regrettable pour ceux qui en souffrent. Cependant les principes de base de l’alimentation et des habitudes de vie apportés par ce livre concernent également les déséquilibres hormonaux de type hyperthyroïdie.

En conclusion, plusieurs ouvrages traitent des troubles de la thyroïde mais celui du Dr Véroli semble être le premier à consulter afin d’avoir une vision globale et claire sur cette pathologie.  Comprendre les troubles de la thyroïde est important car cela permet aux personnes concernées de redevenir actrices de leurs vies. Cela facilite le retour sur le chemin de la guérison. Mais également , cela permet de se rendre compte de l’impact de l’alimentation quotidienne et de nos habitudes de vie sur notre organisme. C’est le rôle du naturopathe d’accompagner, d’informer, de donner conseils et outils pour aider à reprendre sa vie en mains ainsi que son alimentation. C’est pourquoi je recommande la lecture de cet ouvrage aux consultants touchés par ces troubles et qui souhaitent en savoir plus et agir.

Les glucides en ligne de mire !

Chaque semaine sur leur balance, beaucoup constatent qu’au lieu de baisser, leur poids continue d’augmenter alors qu’ils ont l’impression de faire des efforts. Qui n’a pas ressenti ces sentiments de dépit, de frustration et d’incompréhension qui empoisonnent un quotidien déjà pas facile et qui parfois peut faire baisser les bras ! Il y a pourtant bien des explications et évidemment des solutions que tente d’apporter par exemple, l’ANSES (l’agence Nationale de Sécurité Sanitaire de l’alimentation).

Les nouvelles recommandations de L’ANSES :

Les glucides, comme les protides et les lipides, constituent les macronutriments de nos repas dont la répartition évaluée à une certaine époque par l’ANSES a évoluée depuis peu notamment concernant les glucides. En effet, les nouvelles recommandations de l’ANSES publiées en 2017 et en 2019 révisent les recommandation à la baisse pour la part des glucides dans notre assiette de à 40% à 55 % en encourageant de privilégier une consommation des céréales moins raffinées, c’est-à-dire des céréales complètes ou semi-complètes et une consommation régulière de légumineuses. Mais surtout, elle insiste sur la nécessité de baisser la consommation de produits sucrés tel que les boissons sucrées et les jus de fruits.

Les études montrent ainsi que la consommation globale de la population est encore trop importante en sucres simples, sucres cachés mais aussi tout simplement en céréales raffinées. Malgré ces recommandations et la sensibilisation autour des méfaits du sucre et son incidence sur le surpoids, la consommation de sucre en France reste stable et se situe entre 25 kg et 35 kg par an. La consommation de gâteaux, de crème glacée, de sorbet, de bonbons, de barres chocolatées est encore régulière pour certains gourmands. Pour d’autres qui ont banni ces produits, éprouvent encore du mal à contrôler leur poids et s’interrogent.

Pourquoi ces difficultés alors qu’ils ont l’impression de manger sainement ?

Plusieurs pistes sont à étudier :

  • la présence de sucre caché et son effet addictif
  • une proportion encore trop importante de glucides en général,
  • la question des céréales raffinées versus complètes,
  • l’index glycémique élevé des aliments.

Où se trouvent les sucres cachés qui participent au surpoids ?

Malgré les efforts de certains pour éviter les sucres, nous consommons tout de même régulièrement du sucre ajouté dans les aliments ou les plats industriels.

Le sucre est malheureusement un exhausteur de goût que les industriels de l’agroalimentaire associent facilement aux préparations pour les rendre plus appétissantes. Bien que les étiquettes ne mentionnent pas la présence de sucre, des sucres sont bien présents mais sous un autre nom : fructose, dextrose, la mélasse, sirop de blé, sirop de malt, sirop de maïs, sirop de glucose-fructose, galactose, maltose, lactose, éthyl-maltol, sucre inverti…(liste non exhaustive).

Pour faire simple, 74 % des produits vendus en supermarchés, selon l’association Foodwatch, contiennent du sucre ajouté. Pas facile de passer à côté !

En regardant de plus près les étiquettes, on remarque que le jambon, les saucisses, la vinaigrette toute prête, les briques de soupe aux bons légumes, les sauces comme la sauce barbecue, le pain de mie, les jus de fruits…contiennent des sucres ajoutés !

Du sucre dans les saucisses, mais pourquoi faire ?

Des sucres sont rajoutés aux saucisses

Des sucres sont rajoutés aux produits pour les rendre plus savoureux mais aussi pour réduire l’oxydation, pour rectifier l’acidité ou l’amertume et participer à la couleur rosée. Il faut rajouter également que le sucre à l’instar de l’eau est aussi un produit peu cher qui permet par conséquent de réduire les coûts de productions. Mais surtout, le glucose ou le fructose ont un impact important sur notre cerveau dans la mesure où ils activent le centre du plaisir ou de la récompense. La consommation de sucre devient addictive sans que l’on s’en rende vraiment compte puisqu’il est omniprésent. Par conséquent, le consommateur est tenté de manger de nouveau les aliments qui ont répondu à son envie de sucre.

Bref, sans rendre compte, on avale ces sucres cachés à partir de moment où on consomme des produits transformés et ils s’ajoutent à notre ration quotidienne de glucides !

Comment faire pour éviter ces sucres cachés ?

Acheter des aliments de base, non transformés comme les légumes, les fruits, la viande brute, le poisson et les préparer soi-même permet de réduire considérablement tous les sucres cachés mais aussi les nombreux additifs. C’est plus sain et plus facile pour contrôler la portion de glucides de votre ration alimentaire.

une homme et une femme découpent des légumes

L’autre piste à suivre pour contrôler la prise de poids est de s’interroger sur la proportion de glucides consommés par jour.

En effet, on regardant de plus près ce que l’on mange, on s’aperçoit que la consommation de glucides est souvent conséquente. Au petit-déjeuner, du pain ou des céréales – même allégées en sucres – devient après la digestion des glucides. Dans les repas quotidiens : du pain, des pâtes, riz, du blé, des pâtes à tartes, feuilletés, des pizzas, sandwichs, entre autres s’ajouteront à liste des glucides de la ration journalière. Si on rajoute un yaourt ou un fromage blanc, on alourdit encore la ration.

Pour résumer et en moyenne :

  • 1 portion de produit céréalier contient 15 g de glucides
  • 1 portion de fruit contient 15 g
  • 1 portion de produits laitiers : 12  à 15 g de glucides
  • 1 portion de légumineuses : 15 g de glucides

En conclusion, les glucides présents dans de nombreux aliments sont utiles car ils nous fournissent de l’énergie. Or en excès, ils déséquilibrent notre balance apports journaliers-dépenses énergétiques et la conséquence se traduit par une prise de poids.

En outre, la qualité des glucides est également importante.

Ainsi, le sucre de canne complet est préférable le sucre blanc dans la mesure où sa consommation aura des conséquences un peu moins importantes sur la glycémie que le sucre blanc, raffiné issu de la betterave. Et cela, grâce aux nutriments et aux fibres présentes dans le sucre de canne complet.

C’est également pourquoi, l’ANSES précise dans son rapport, l’importance de consommer des céréales complètes ou semi-complètes au détriment des céréales raffinées qui sont des farines blanches tel que la farine de blé blanche ou T55.

Les céréales complètes ou semi-complètes sont des céréales qui n’ont pas été raffinées. Le processus de raffinage des céréales consiste à ôter une enveloppe autour de la graine afin d’obtenir une texture plus souple, plus malléable et surtout stockable sur le long terme sans risque d’altération. Ce faisant, ce processus largement répandu a baissé l’intérêt nutritionnel des céréales étant donné qu’elles apportent par conséquent très peu de vitamines, minéraux dont magnésium, de fibres. On a créé en quelque sorte « des calories creuses », c’est-à-dire des purs glucides. D’ailleurs, notre organisme ne trouvant pas son compte de nutriments, ses besoins n’étant pas assouvis, cherchera à les combler en stimulant l’appétit. Les édulcorants de synthèse sont également à éviter car ils leurrent notre cerveau et ont pour conséquence une consommation plus importante d’aliments.

  En outre, la richesse en fibres de ces céréales complètes régule le transit intestinal, limite l’augmentation du taux de sucre dans le sang. On parle ainsi d’aliment à index glycémique bas. Les céréales semi-complètes quant à elles sont un peu moins riches en fibres et en nutriments et peuvent être une bonne alternative entre les céréales raffinées et les céréales complètes, elles seront privilégiées pour les personnes ayant les intestins sensibles. Et précisons qu’il est préférable de consommer bio ces céréales complètes ou semi-complètes car elles ont gardé leurs enveloppes exposées aux pesticides et herbicides.

Quel est l’intérêt de l’index glycémique des aliments ?

Afin de mieux maitriser ses apports, l’index glycémique des aliments aide à mieux choisir ses aliments. L’index glycémique est un indice propre à chaque aliment qui permet de mesurer sa capacité à élever la glycémie c’est à dire le taux de sucre dans le sang. Les aliments à indice glycémique élevé consommés auront un impact sur notre métabolisme. Un pic de glycémie dans notre sang sera compensé proportionnellement par l’insuline sécrétée par le pancréas pour ramener de le taux de sucre à la normal. Or, les pics élevés entraineront des hypoglycémies réactionnelles s’accompagnant de coups de pompe et d’envies de sucre. Le sucre appelle donc le sucre.  Il sera, par conséquent, préférable des choisir des aliments à index glycémique moyen et bas ou d’ abaisser l’index glycémique des aliments à index glycémique élevé.

Comment mieux maitriser les apports de glucides ?

Finalement, afin d’éviter la prise de poids, quelques points sont à retenir :

  • limiter les sucres cachés,
  • éviter de rajouter du sucre dans ses aliments et ses boissons.
  • tenir compte de la quantité des glucides consommés dans la journée
  • privilégier les aliments complets ou semi-complets riches en fibres et nutriments essentiels
  • limiter les aliments à index glycémique élevé et les édulcorants de synthèse.

Cette stratégie qui peut être mise en place progressivement l’aide d’un professionnel de la naturopathie. Effet, dans le cadre d’un bilan global, le naturopathe étudie les prises alimentaires et les habitudes de consommation. Cela qui lui permet de proposer une alimentation correspondant au consultant, en fonction de ses goûts et de ses habitudes de vie tout en étant plus saine.

Source : Rapports ANSES

https://www.anses.fr/fr/content/l%E2%80%99anses-actualise-les-rep%C3%A8res-de-consommations-alimentaires-pour-la-population-fran%C3%A7aise

Statiques de consommation alimentaire et état nutritionnel de la population vivant en France

https://solidarites-sante.gouv.fr/IMG/pdf/conso.pdf

https://www.foodwatch.org/fr/sinformer/nos-campagnes/transparence-et-scandales/arnaques-sur-letiquette/en-savoir-plus-sur-les-arnaques-sur-letiquette/sucre-mensonges-et-etiquettes/

https://www.passeportsante.net/fr/Nutrition/PalmaresNutriments/Fiche.aspx?doc=glucides

Au cours de notre vie, nous sommes très nombreux à être confronté à un excès de poids que l’on aimerait bien voir disparaître par enchantement. Ce serait tellement simple. Mais non, la nature en a décidé autrement. Ce qui est pris est stocké et parfois pour longtemps ! On est tous bien d’accord pour dire qu’il est assez facile des prendre des kilos mais pour les perdre, c’est une autre histoire. Le problème, c’est qu’il faut bien manger pour avoir assez d’énergie afin d’affronter la journée. Le recours à de multiples régimes contraignants permet certes de perdre un peu de poids mais une fois les anciennes habitudes alimentaires reprises, les kilos reviennent s’installer accompagnés souvent de leurs amis. De 4 à 5 kilos perdus on repasse à 6 ou 7 en quelques mois. Et parfois, on a beau faire de réels efforts en opérant des restrictions alimentaires, les kilos superflus sont toujours là. En regardant la balance, non, rien à faire ! Pas un kilo de perdu depuis des mois ! Mais pourquoi ? On se met alors à douter de tout et même de soi-même. Or, les chercheurs ont identifié plusieurs mécanismes pour expliquer ces phénomènes de résistance à la perte de poids.

Ainsi, pour résumer ce qui sera détaillé :

– le choix et la quantité des aliments sont évidemment essentiels. Un rééquilibrage alimentaire est nécessaire afin de diminuer notamment la consommation d’aliments sucrés et de mauvaises graisses.

– Le stress est un autre des facteurs moins évident mais dont l’impact des hormones qu’il génère est réel sur le poids. ainsi, l’augmentation du taux de cortisol a des répercussions sur de nombreux mécanismes dont le stockage des graisses et le ralentissement de l’élimination des cellules adipeuses.

-Un léger déséquilibre hormonal est également susceptible de freiner la perte de poids. Il peut s’agir d’un débalancement des hormones thyroïdiennes et ou d’une hyperoestrogénie.

-D’autres hormones, la ghréline, hormone de la faim et la leptine, hormone de la satiété jouent un rôle dans la résistance à la perte de poids.

Selon, les différents cas de figure, l’amaigrissement n’apparait donc pas toujours facile même lorsque on est déterminé. Prendre le problème sérieusement avec l’aide d’un professionnel est par conséquent recommandé afin d’éviter de se démotiver. Comprendre ces mécanismes aident à se déculpabiliser, à se remotiver et de ne pas faire du surpoids une fatalité.

le choix et la quantité des aliments sont évidemment essentiels. Un rééquilibrage alimentaire est nécessaire afin de diminuer notamment la consommation d’aliments sucrés et de mauvaises graisses. Le stress est un autre des facteurs moins évident mais dont l’impact des hormones qu’il génère est réel sur le poids. ainsi, l’augmentation du taux de cortisol a des répercussions sur de nombreux mécanismes dont le stockage des graisses et le ralentissement de l’élimination des graisses. En outre, un léger déséquilibre hormonal est également susceptible de freiner la perte de poids. Il peut s’agir d’un débalancement des hormones thyroïdiennes et ou d’une hyperoestrogénie. D’autres hormones, la ghréline, hormone de la faim et la leptine, hormone de la satiété jouent un rôle dans la résistance à la perte de poids. Selon, les différents cas de figure, l’amaigrissement n’apparait donc pas toujours facile même lorsque on est déterminé. Prendre le problème sérieusement avec l’aide d’un professionnel est par conséquent recommandé afin d’éviter de se démotiver. Comprendre ces mécanismes aident à se déculpabiliser, à se remotiver et de ne pas faire du surpoids une fatalité.

Notre mode de consommation alimentaire en question

Bien entendu, notre mode de consommation alimentaire est le premier élément à regarder de plus près. Le type de produits alimentaires consommés, les boissons sucrées, la fréquence de la prise alimentaire donnent de bonnes indications ainsi que les dépenses énergétiques quotidiennes. Pour résumer : si la prise alimentaire est supérieure à la dépense énergétique, alors l’excès alimentaire est stocké par l’organisme. Ça, on l’a tous bien compris ! Le plus compliqué reste tout de même de savoir si ce qu’on mange correspond à nos besoins mais également de résister aux envies devant des aliments alléchants.Un bilan nutritionnel avec un professionnel de la naturopathie permet de faire le point de manière objective sur nos habitudes alimentaires et de rééquilibrer son assiette ainsi que la balance des apports et des dépenses énergétiques.

En effet, on cherchera, par exemple, à traquer le sucre qui se cache partout dans l’alimentation industrielle. On évitera les mauvaises graisses présentes notamment dans la charcuterie, les fritures, les produits laitiers…La question du choix des aliments que l’on va consommer sera essentielle. Privilégier les matières premières à cuisiner, consommer des aliments à indice glycémique faible ou modéré, des légumes, des noix, de la viande blanche, poisson, des œufs, bonnes huiles, des céréales complètes…Le naturopathe promulguera de bons conseils pratiques et des recettes pour faciliter une mise en place douce des nouvelles habitudes.

L’impact physiologique du stress sur le poids

Un autre élément influençant de manière importante le poids est le stress. Le stress fait partie de nos vies et on a pris l’habitude de vivre stressé quel que soit son intensité en négligeant son impact sur notre organisme. Or, il est maintenant établit que le stress prolongé est susceptible d’entrainer une prise de poids, une conséquence résultant de mécanismes hormonaux notamment.

Le stress peut revêtir plusieurs formes. Il peut être réactionnel, c’est-à-dire en réponse à un évènement soudain, une situation menaçante, déplaisante. Un stress dit alarme est aussitôt ressenti nous permettre la fuite. Des palpitations, sueurs froides, tous les sens de notre corps sont mobilisés pour permettre d’échapper à la situation.

Lorsque l’agression se prolonge dans le temps, une autre forme de stress dit de résistance se met en place pour préserver l’organisme de l’épuisement entrainant des réactions différentes afin d’éviter le craquage ou le «  burn-out ».

Ainsi, afin de permettre de nous adapter face aux différentes formes d’agressions, le stress impacte de nombreuses glandes dont la fonction est de produire des hormones. Seront donc impliqués principalement l’hypothalamus, l’hypophyse au cerveau et les glandes surrénales mais aussi la thyroïde.

Explcation des mécanismes du stress

Le cortisol, l’adrénaline, la noradrénaline, l’aldostérone, la testostérone sont ainsi sécrétées par les glandes surrénales. Le cortisol est l’hormone qui nous protège du stress de longue durée souvent lié au surmenage professionnel, aux maladies, aux traumatismes…L’augmentation importante du taux de cortisol, l’hypercortisolémie, au fil du temps va entraîner des répercussions sur de nombreux mécanismes. Cela va freiner la thyroïde, baisser le taux de leptine, baisser le taux de sérotonine, réduire la combustion des graisses (la lipolyse) mais augmenter la production de corps gras dans l’organisme (la lipogenèse). La résistance à l’insuline (l’insulinoresistance) progressera. Notre corps aura donc tendance à stocker des graisses et ralentir la destruction des adipocytes, les cellules graisseuses.

En somme, pour perdre du poids, le stress est un frein !  Faire attention à son alimentation ne suffit pas, gérer son stress est également important.

L’impact psychologique du stress et la nourriture refuge

Photo de muffins au chocolat

Concernant l’impact psychique du stress sur notre organisme, la nourriture peut être vécue comme un refuge émotionnel. Face à un pic de stress, une contrariété, la tentation pour certains est grande de manger du chocolat, des gâteaux en quelque sorte pour se consoler d’avoir vécu des émotions négatives. Ce comportement peut remonter de l’enfance et apprendre à accepter et à gérer ses émotions peut en être la clé. Un travail avec l’aide d’un thérapeute comme le naturopathe facilite cette prise de conscience et cette gestion du stress.

Enfin, des compulsions sucrées fréquentes en fin de journée apparaissent comme un dérivatif émotionnel. Elles sont également le signe de carences notamment en sérotonine et signe de troubles digestifs qui peuvent se révéler lors bilan complet de vitalité.

Par conséquent, la prise de poids et la résistance à la perte de poids sont liées à notre mode de consommation alimentaire, au stress vécu. Elles peuvent aussi être lié soit à un débalancement des hormones thyroïdiennes soit à un déséquilibre entre les œstrogènes et les progestérones.

Le débalancement hormonal

En effet, une prise de poids rapide est un signe qui peut caractériser une hypothyroïdie. Or, en dehors de cas avéré d’hypothyroïdie, un léger manque de production d’hormones thyroïdiennes peut être à l’origine d’une prise de poids progressive mais aussi de la résistance à la perte de poids. Du fait de carences de co-facteurs nécessaires à la synthèse des hormones par exemple, ce faible manque en hormones thyroïdiennes entrainera un ralentissement du métabolisme. L’organisme aura tendance à stoker et à économiser les dépenses d’énergie.

De plus, un autre mécanisme peut-être concerné lorsque l’on met en place une restriction alimentaire. Les hormones thyroïdiennes T3 (l’hormone thyroïdienne active) se transforment de manière plus importantes en R-T3 (hormone thyroïdienne rendue inactive). Ce mécanisme de conversion de la T3 en Reverse-T3 est le principal mécanisme qu’enclenche le corps lorsqu’il perçoit une réduction de la prise alimentaire pour essayer de regagner du poids. Il se met en mode « famine » ou mode survie. L’hormone Reverse-T3 fait donc l’effet inverse de la T3 en ralentissant le métabolisme. Cela favorise par conséquent le stockage des graisses, induit une fatigue qui limite une dépense d’énergie.

Les régimes récurrents restrictifs favorisent donc ce mécanisme hormonal freinant une perte de poids à un moment donné. La mise en place de changements alimentaires durables raisonnés est plus bénéfique pour l’organisme que les régimes restrictifs.

Le régime restrictif

En outre, lorsque la prise de poids est prononcée et dure dans le temps avec incapacité de maigrir, deux autres hormones, la leptine et la ghréline entrent en jeu.

Les hormones de la faim et de la satiété

La ghréline est l’hormone de la faim, qui est secrétée par l’estomac surtout et le pancréas lorsque l’organisme a besoin d’énergie. Elle est produite en grande quantité avant de manger et son taux diminue au fur et à mesure que l’estomac se remplit. La leptine, hormone de la satiété est alors sécrétée pour nous indiquer qu’il est temps d’arrêter de manger. Cette hormone est produite par les cellules adipeuses et envoie un signal de satiété à l’hypothalamus, siège de la régulation de l’appétit et du contrôle du poids. Ces deux hormones s’associeront aux récepteurs des cellules du cerveau pour délivrer ces messages.

Un déséquilibre peut apparaitre, le taux de ghréline peut rester élevé, créant l’appétit et le taux de leptine élevé indiquant au cerveau que beaucoup de graisses ont été stockées sera par contre inefficace. Dans ce cas, les cellules du cerveau ne perçoivent pas le signal de la leptine, ainsi elle n’agira pas correctement sur l’hypothalamus pour réduire l’appétit et stimuler la dégradation des graisses. La personne ne ressentira pas le signal de la satiété mais au contraire celui de l’appétit et la baisse de motivation pour faire de l’exercice. Il a été démontré lors d’études sur des groupes d’individus que les personnes souffrant d’obésité auront un taux élevé de leptine et un taux élevé de ghréline les incitants à manger toujours plus. Il a été remarqué que plus les taux élevés de leptine ont duré dans le temps, plus la résistance à la leptine perdurera. Ainsi cela explique pourquoi les personnes en surpoids pendant une longue période, ont des difficultés à perdre du poids.  

Ce dysfonctionnement modifie donc la physiologie et le comportement dans l’objectif de regagner de la graisse : manger plus dans l’objectif de ne pas manquer, dépenser moins d’énergie. Le cerveau ralentit le métabolisme pour bruler moins de calories au repos. On note ainsi que l’action de la leptine et de la ghréline influent sur le métabolisme au même titre que les hormones thyroïdiennes qui régulent le métabolisme de base et la thermogénèse. Cela permet de mieux comprendre pourquoi l’obésité influe sur le mécanisme hormonal complexe et peut accélérer un dysfonctionnement thyroïdien.

D’autre part, lors de la ménopause ou en cas de surpoids, il apparaît fréquent qu’un excès d’hormones œstrogènes entretienne cette prise de poids ou freine la perte de poids. Ainsi les cellules adipeuses sont elles-mêmes génératrices d’hormones œstrogènes. On parle d’aromatisation des œstrogènes par les cellules adipeuses. Au moment de la ménopause, la production d’hormones sexuelles diminue et s’installe un déséquilibre entre œstrogènes et progestérones. Les taux diminuent mais pas en égales proportions. Le taux d’œstrogènes domine par rapport à la progestérone qui n’est produite qu’en faible quantité. Cela favorise ce déséquilibre hormonal qui est susceptible de freiner la perte de poids.

Comment déjouer ces mécanismes pour permettre une perte de poids durable ?

La naturopathie a différents moyens pour permettre de revenir à un équilibre durable. La prise en compte global de la personne est indispensable. La naturopathe prendra en compte par exemple son tempérament, son état de stress, sa physiologie…. Il pourra proposer des plantes, des minéraux, des oligo-éléments, des acides aminés, des antioxydants, des probiotiques… Les techniques de relaxation ainsi que la mise en place d’un mode alimentaire  durable seront évidemment nécessaires. Il s’agira également d’accompagner la personne en mettant à sa disposition conseils, outils et soutien psychologique pour une perte de poids durable.

Quelle est la meilleure eau pour notre organisme ?

Dans ce vaste débat autour de la consommation d’eau du robinet ou d’eau en bouteille, les avis divergent. Certains vous diront que l’eau du robinet est une eau potable qui est filtrée et désinfectée permettant une consommation quotidienne. Les autres lui reprocheront son goût de chlore et la présence résiduelle de substances néfastes. Or plusieurs éléments sont à prendre en compte pour avancer sur cette question épineuse :

Que boire ? Boire l’eau du robinet moins chère et facilement disponible ?  Ou bien consommer des eaux de source ou minérales qui alimentent notre chère planète en plastique ?

Du point de vue physiologique, boire est un besoin est essentiel pour permettre les échanges internes et éliminer les déchets. L’eau se compose de plus de 70 % de notre masse organique. L’eau nous hydrate et capte nos déchets issus du fonctionnement de notre corps qu’elle dirige vers les reins. Pour qu’elle puisse correctement remplir son rôle, elle doit être peu minéralisée. Une eau minéralisée prise au quotidien ne remplirait pas ce rôle d’épuration car le phénomène de captation ne pourrait pas s’accomplir du fait de la présence de nombreux minéraux. Du coup, un certain nombre de déchets stagnerait dans les tissus créant une surcharge métabolique. Bien que certaines eaux minérales ont été étiquetées comme étant favorables pour la santé (par exemple l’eau riche en magnésium favorise le transit intestinal), les eaux minérales apportent surtout des minéraux qui sont très peu assimilables par notre organisme et qui au contraire créent une surcharge.

Le Pr Marc Henry , professeur des Universités à Strasbourg et spécialiste de l’eau, précise « Certains micro-organismes et les plantes » sont capables d’extraire les ions du sol pour une utilisation directe sont dites « autotrophes », par opposition aux cellules animales qui sont « hétérotrophes » qui doivent donc trouver leurs métaux sous une forme pré-emballée, soit par le phytoplancton marin pour l’eau de mer, soit par les plantes pour les animaux terrestres. Croire qu’il suffit de boire de l’eau minérale pour avoir sa ration quotidienne de minéraux et d’oligo-éléments est un leurre total entretenu par les vendeurs d’eau en bouteille qui ignorent superbement les lois de la physico-chimie colloïdale pour justifier le prix très élevé de l’eau qu’ils vendent. »

Voilà qui fait réfléchir !

https://prmarchenry.blogspot.com/2015/02/absorption-des-mineraux.html

L’eau de boisson doit donc renouveler l’eau de notre organisme mais aussi nous aider à le purifier. Les eaux très faiblement minéralisées apparaissent donc comme celles qu’il faut privilégier au quotidien.

Ainsi, les eaux chargées en minéraux peuvent seulement être bues par période courte et non pas de manière prolongée car elles ne permettent pas d’accomplir la fonction de nettoyage de l’eau peu minéralisée.

Une classification des eaux en fonction de leur teneur en minéraux a été établie pour nous aider à les choisir :

  • Les eaux dites très faiblement minéralisées ont une teneur en sels minéraux inférieure à 50 mg/l
  • Les eaux faiblement minéralisées : une teneur inférieure à 500 mg/litre
  • Les eaux moyennement minéralisées : de 500 à 1500 mg/l
  • Les eaux riches en sels minéraux lorsque sa teneur dépasse les 1500mg/litre.

De plus, afin de respecter l’équilibre acido-basique, Le pH de l’eau doit donc être neutre à légèrement acide (compris entre 6,5 et 7). Sur l’étiquette d’une bouteille d’eau, l’indication du pH se trouve après celle des résidus à sec. Par exemple, l’estomac est un milieu très acide, et la consommation d’une eau trop basique (à l’opposé de l’acidité) peut perturber la digestion gastrique. Ces éléments sont également à prendre en compte lorsque l’on s’intéresse à l’eau du robinet.

L’eau du robinet, une eau potable moyennement minéralisée

L’eau du robinet étant un produit local, elle présente, selon les régions, des teneurs différentes en minéraux. Les seuils de minéralité de l’eau du robinet sont fixés par les normes. L’eau du robinet se situe en général comme une eau moyennement minéralisée. Ainsi à la différence des eaux embouteillées, la composition de l’eau du robinet varie et l’eau est traitée.

L'eau potable du robinet

En effet, le contrôle sanitaire de la qualité de l’eau potable fait l’objet d’un suivi permanent et l’on peut consulter la qualité et la teneur de l’eau de sa commune en ligne sur le site : https://solidarites-sante.gouv.fr/sante-et-environnement/eaux/article/qualite-de-l-eau-potable

Ainsi, cette eau est traitée par adjonction de chlore pour lutter contre la présence de bactéries, virus et parasites. Les concentrations de nitrates et de pesticides sont contrôlées mais varient en fonction des lieux de captage, des rejets dues à l’activité humaine, de l’emploi d’engrais et des produits phytosanitaires. La teneur en plomb aussi est surveillée. Et depuis quelques années, la présence de substances émergeantes à de faible concentration posent question et sont l’objet d’études. Ce sont des résidus de médicaments et des composés perfluorés qui sont des produits pouvant être formés lors de l’étape de désinfection de l’eau. Un programme d’étude est organisé par nos pouvoirs publics sur les répercussions de ces substances sur la santé. Cependant, il faudra attendre plusieurs années avant d’obtenir un résultat. En attendant, il apparaît évident que toutes ces substances s’accumulent dans nos tissus au fil du temps tout comme tous les additifs que l’on retrouve dans l’alimentation industrielle.

 Alors que faire ?

L’eau de source très faiblement minéralisée apparaît comme la meilleure pour notre santé mais elle n’est pas exempte de nitrates et d’autres substances migrant du plastique. Elle est malheureusement source de pollution par la production et le rejet de plastique dans notre environnement. Acheter l’eau dans des bouteilles en verre est onéreux et son transport est compliqué.

Améliorer la pureté de l’eau du robinet semble une bonne solution pour réduire la présence du plastique et plusieurs solutions existent.

Les plusieurs solutions pour améliorer la pureté de l’eau sont envisageables :

  • Consommer de l’eau du robinet en remplissant une carafe le matin et la laisser se reposer à l’air libre. Il ne sert à rien de la faire bouillir. En effet, cela ne suffit pas à supprimer sa nocivité car cela détruit bien les microbes mais concentre les éléments indésirables. La quantité de chlore ne change pas. Le calcaire se transforme en tarte et se dépose dans nos tissus comme sur nos casseroles.
Rouleaux de céramiques EM
  • Purifier l’eau en utilisant du charbon actif ou des céramiques EM en sachant que cela n’enlève certainement pas tout. Le charbon actif est utilisé des japonais depuis des siècles. Le binchotan est un charbon actif obtenu à partir de branches d’arbres. Il est connu pour adoucir l’eau, ajouter des minéraux bienfaisants et absorber les goûts et les odeurs indésirables, comme le chlore. Les perles ou tubes de céramique sont composées d’une argile extra pure enrichie de micro-organismes actifs. Elles permettent d’assainir l’eau et d’améliorer son goût en supprimant le chlore, le calcaire et les résidus éventuels. Un laboratoire indépendant a mis en évidence l’efficacité de ces céramiques sur de nombreux éléments indésirables.
  • Consommer de l’eau de source très faiblement minéralisée en bouteille lorsque l’on veut nettoyer son organisme des déchets en l’associant à des diètes ou à des jeûnes.
  •  Acheter des gros contenants au lieu des bouteilles lorsque c’est possible.
  • Investir dans un osmoseur de qualité semble être la solution la plus efficace afin d’obtenir une eau pure mais aussi la plus onéreuse.
    Les carafes avec filtres sont rapidement des nids à bactéries et posent elles aussi un problème de pollution.

En conclusion, l’eau est un élément crucial pour notre santé comme la qualité de notre alimentation. Les eaux très faiblement minéralisées sont celles qui correspondent le plus à notre physiologie et la consommation des eaux minérales est à limiter. Afin de réduire la fabrication et le rejet du plastique, il semble plus raisonnable de boire l’eau du robinet qui a l’avantage d’être potable et dont on a la chance de bénéficier facilement à l’échelle de la planète. Heureusement, des solutions existent pour améliorer la pureté de cette eau mais ces solutions nécessitent un investissement supplémentaire. Or, investir un peu pour obtenir à long terme une eau correspondant à notre organisme est une démarche à portée de tous pour peu que l’on s’en préoccupe véritablement.

Pourquoi bien s’alimenter est-il essentiel dans les troubles de la thyroïde ?

Les dysfonctionnements de la thyroïde sont des problèmes de santé qui sont fréquents et touchent 10%  de la population française. Selon l’ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament), la vente de médicaments traitant les troubles de la thyroïde a fortement évolué au cours de 20 dernières années. On est passé de 4 millions de boites vendues en 1990 contenant de l’hormone de synthèse à 34 millions de boites en 2012 ce qui représente environ 2,9 millions de personnes touchées. Cela vaut le coup de s’intéresser à ce problème !

A quoi servent les hormones thyroïdiennes ?

La thyroïde permet, grâce à des messagers, les hormones, l’activation ou la mise au repos d‘un organe par exemple. Son rôle est de secréter les hormones thyroxine (T4) (représentant 93% de la sécrétion) et la tri-iodothyrosine (T3) qui est la forme hormonale active. La thyroïde est sous le contrôle d’une hormone hypophysaire appelée TSH (Thyroid Stimulating Hormon) ou thyréostimuline secrétée par l’hypophyse, elle-même stimulée par la TRH sécrétée par l’hypothalamus. Il s’agit d’un mécanisme par rétrocontrôle qui permet de maintenir un taux optimal d’hormones dans le sang (quand tout fonctionne bien).

En effet, les fonctions des hormones thyroïdiennes sont :

  • de réguler les fonctions cardiaques (le débit, la fréquence)
  • de réguler la production de chaleur
  • réguler les fonctions digestives, l’appétit, les sécrétions du tube digestif et le péristaltisme
  • de réguler les hormones sexuelles.
  • de favoriser la croissance osseuse et la maturation du système nerveux

La thyroïde est donc le centre de la régulation corporelle dont le chef d’orchestre est l’hypothalamus.

Un dérèglement de ces messages et c’est tout l’organisme qui est touché et déséquilibré. Dans la conception holistique de l’organisme, la thyroïde fait partie d’un ensemble complexe dont le but est la recherche de l’homéostasie. L’homéostasie est l’équilibre de l’ensemble de l’organisme quelles que soient les contraintes externes. Elle agit de concert avec notamment l’hypophyse, l’hypothalamus, les glandes surrénales pour détecter et rétablir tout changement dans la chimie du corps. Cela concerne notamment le déséquilibre de la glycémie, les déséquilibres hormonaux, l’inflammation, les carences nutritionnelles, la toxicité, la congestion du foie, la mauvaise digestion…

Développement d’un goitre

Ainsi, Des problèmes d’hypothyroïdie, d’hyperthyroïdie peuvent apparaître et auront pour conséquence un ralentissement ou un emballement du métabolisme, le développement de goitres, de nodules, qui dans certains cas conduisent au cancer de la thyroïde. Le diagnostic met souvent un nom sur des symptômes ou des signes qui sont ressentis longtemps auparavant par les patients. Cet état nécessite alors une prise en charge médicale mais aussi d’un suivi par un naturopathe qui leur apportera un autre éclairage sur l’importance d’avoir une bonne hygiène de vie.

En effet, même si l’apparition de ces troubles de la thyroïde se manifeste soudainement et parfois brutalement, l’installation des conditions favorisant son apparition se sont généralement fait progressivement avec le temps. Certains facteurs prédisposant se sont accumulés débouchant sur ces troubles. Ainsi, dans le cas de la maladie d’Hashimoto et de la maladie de Basedow, une prédisposition génétique est un élément récurrent, or cette prédisposition ne s’exprime pas forcément. D’autres facteurs doivent y être associés tels qu’une alimentation pauvre en nutriments essentiels à la fabrication des hormones thyroïdiennes mais aussi des perturbateurs endocriniens, la prise de tabac, le stress intense…

La qualité de l’alimentation est par conséquent essentielle car ce que l’on mange quotidiennement est censé nous apporter les matériaux nécessaires à la synthèse de nos cellules et leur fonctionnement.

Quels sont les éléments constitutifs des hormones thyroïdiennes ?

Il a plusieurs étapes à la formation des hormones aboutissant à la forme thyroxine (T4) et la tri-iodothyrosine (T3) qui est la forme hormonale active. Sur une structure de base formée de tyrosine, se rajoutent des atomes d’iode et précisément 4 atomes d’iode pour l’hormone T4. Pour rendre cette hormone active, un processus enzymatique détachera un atome d’iode dans la molécule formant la l’hormone T3. La formation de ces hormones est le résultat d’un processus complexe et intelligent nécessitant plusieurs co-facteurs.

En effet, pour la synthèse des hormones thyroïdiennes différents nutriments sont indispensables comme l’iode, le magnésium, le fer, le zinc, le sélénium, le molybdène et des vitamines B, B2, B3, B6, B12  ainsi que les vitamines D, A et E. Un autre élément est aussi essentiel, il s’agit de la tyrosine qui est l’un de 20 acides aminés essentiels provenant des protéines. La tyrosine constitue en quelque sorte « le squelette » de l’hormone sur lequel va se fixer l’iode.

Où trouve-t-on ces éléments ?

L’ensemble de ces nutriments doit être apporté par l’alimentation quotidienne et parmi tous ces éléments qui ont chacun leur importance, un élément sort du lot, il s’agit de l’iode.

L’être humain trouve l’iode principalement dans les coquillages et crustacés, le poisson, les algues, le fromage, le lait, le sel iodé, et à moindre proportion dans les céréales, les légumes comme les haricots verts….

Or de nombreuses études montrent que les besoins en iode ne sont pas assez couverts par l’alimentation moderne. L’Agence Nationale de Sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail souligne que d’après l’étude INCA 2 (étude individuelle nationale des consommations alimentaires) qu’elle a menée, les apports moyens en iode se situent à 126 µg/j chez les adultes et 106 µg/j chez les enfants. L’OMS (l’Organisation Mondiale de la Santé) quant à elle estime que 35% des habitants de la planète sont carencés en Iode.

En 2006, la réglementation française fixe les apports journaliers recommandés à 150 microgrammes par jour comme valeurs repères. Ces Apports journaliers Recommandés ont été fixés de manière différente en fonction de l’âge et de l’activité des individus. Par exemple, les femmes enceintes auront un besoin plus important d’iode pour assurer un développement normal du fœtus et notamment une élaboration des fonctions cérébrales. Ainsi, les AJR sont évalués à 200 microgrammes les concernant. Les sportifs ont un besoin en iode évalué à 300 microgrammes. En dessous de ces valeurs de référence, il a été déterminé que les risques étaient importants de développer un goitre, des dysthyroïdies, des anomalies mentales et des troubles psychomoteurs pour les enfants, des complications obstétricales, des anomalies congénitales, de lésions irréversibles chez le fœtus et de mortalité néonatale.

Le sel iodé suffit-il à couvrir nos besoins en iode?

Afin d’assurer ces apports, il a été proposé de rajouter de l’iode dans le sel de table. Or, ces dernières années, la population a été sensibilisée pour réduire la consommation de sel par crainte de l’hypertension. La prise de sel iodé a donc baissé en moyenne se répercutant sur la prise d’iode. De plus, l’iode est une substance chimique volatile, une bonne partie de l’iode rajoutée dans le sel s’évaporerait dans l’air dès l’ouverture des sacs et au fil du temps. La quantité d’iode ingérée devient donc minime au fur et à mesure de l’utilisation du sel iodé. On parle de sublimation de l’iode au contact de l’air.

En outre, certaines études ont montré que la biodisponibilité de l’iode contenu dans le sel était seulement de 10% et il faut préciser que, malheureusement, le sel employé est un sel raffiné dépourvu des minéraux présents dans le sel marin et exposé à des substances chimiques utilisées pour son raffinement.

En conclusion, ces éléments indiquent que le sel iodé de table n’est pas une ressource suffisante et à conseiller pour combler les besoins en iode de la population. Il vaut mieux privilégier le sel marin riche en minéraux et éviter de trop saler ses aliments.

En effet, Le nombre constant d’augmentation de problèmes de thyroïde montre en effet que le sel iodé n’a pas résolu le problème de carence en iode. Plusieurs explications peuvent expliquer ce phénomène qui ne concerne que les malades diagnostiqués et traités et non pas les personnes non diagnostiquées qui subissent les troubles sans en trouver la cause. Les carences en certains nutriments et notamment en iode sont une partie de l’explication.

Comment favoriser une alimentation riche en iode?

En premier lieu, traditionnellement en France, la consommation alimentaire de protéines est plus volontairement à base de viande rouge ou blanche que de poisson ou de coquillage. Au mieux, la consommation de poissons ou de fruits de mer est en général d’une fois par semaine et pour bon nombre de personnes, la consommation est inexistante pour des raisons d’habitudes culturelles ou de coût. Il faut aussi préciser que la cuisson favorise l’évaporation de l’iode, il serait préférable de manger les fruits de mer et poissons crus quand cela est possible (huitres, sous forme de marinade, salaison, séché ou sashimi…).

Ainsi, de nombreux spécialistes s’accordent pour dire qu’il faut augmenter les apports par la consommation d’huitres, de coquillages, de poissons marinés ou peu cuits, d’algues et cela plusieurs fois par semaine pour obtenir un taux suffisant d’iode. On y trouvera par ailleurs du zinc, du sélénium, autres co-facteurs indispensables.

Où trouve-t-on les autres éléments nécessaire à la synthèse de nos hormones thyroidiennes ?

Dans l’alimentation, le sélénium est concentré dans la noix du Brésil (50 µg, il vaut mieux éviter de la consommer  de manière importante, 4 noix équivalent à 200 µg de sélénium), les huitres et autres fruits de mer, le poisson, la viande, les abats, dans les céréales, les œufs, les légumes champignons, oignons, tomates, chou, brocoli, ail.

En ce qui concerne le magnésium, ce minéral est présent dans les légumes, les céréales complètes, le son de blé, les légumes secs, le soja, les oléagineux comme l’amande, la noisette, les graines de courges, dans certaines eaux, les fruits de mer.

Notre organisme trouvera du fer par la consommation régulière de viande rouge ou blanche, d’abats, de boudin, de cacao, œufs et fruits secs.

Concernant les vitamines, la vitamine B1, B2, B3, B6, B12 ainsi que la vitamine D jouent aussi un rôle dans l’activité de la thyroïde. La malnutrition, la prise de médicaments comme de la pilule contraceptive, le tabac peuvent être responsables d’une carence. Là encore, la viande, les poissons, les œufs, les fruits secs, les farines complètes, les légumineuses fournissent ces vitamines. La tyrosine est l’un des 20 acides aminés qui composent les protéines et constitue le squelette de l’hormone sur lequel va se fixer l’iode. Une carence en tyrosine entraine fatalement une carence en hormones.

La quantité de tyrosine dépend d’un apport alimentaire suffisant et de la conversion à partir d’un autre acide aminé la phénylalanine. Manger des protéines quotidiennement est indispensable, qu’elles soient d’origine animale ou végétale : légumineuses, soja, pois chiches, haricots, lentilles, les avocats, les fèves, noix, noisettes, amandes, banane…

Pourquoi les lipides sont essentiels au fonctionnement de notre organisme?

Les apports d’huiles riches en oméga 3 sont également importantes pour éviter la rigidité des membranes de cellules et permettent les réactions enzymatiques, le passage dans les cellules des éléments nécessaires à leur fonctionnement et notamment les hormones. Il est par conséquent conseillé de consommer l’huile d’olive et l’huile de colza. Tous les produits apportant des graisses saturées ou trans sont à éviter c’est à dire l’huile de tournesol, les charcuteries, fromages, beurre, viandes grasses….

En conclusion,

Une alimentation variée, équilibrée est donc indispensable pour apporter à l’organisme les éléments de base à son bon fonctionnement et plus particulièrement à un bon équilibre hormonal et le recours à une supplémentation par des compléments alimentaires s’avère utile dans certains cas lorsqu’ils sont recommandés par un professionnel.

Cependant, il n’est pas toujours facile de savoir si notre alimentation quotidienne fournit bien à notre organisme les nutriments nécessaires à un bon équilibre. Un bilan global établit par un naturopathe permettant de faire le point sur les habitudes alimentaires, l’hygiène de vie, votre niveau de stress est un bon moyen de se rassurer et de mettre en place des bonnes habitudes pour pérenniser sa vitalité.

Pour en savoir plus sur ce sujet, l’ouvrage « Thyroïde les solutions naturelles » du Dr Philippe Véroli, Editions Thierry Souccar apporte un bon éclairage du sujet.

Comment se faire rembourser entretiens et compléments alimentaires ?

Devant le développement des médecines alternatives et le recours croissant des patients à ces thérapies, des compagnies d’assurance ont mis au point des formules étendues aux médecines douces et en compléments des formules classiques de remboursement, des options « vertes ». Des formules ne sont pas encore très connues mais il existe toutefois de nombreuses propositions de complémentaires vertes.


Quels sont les accompagnements remboursés ?

  Ces mutuelles spécifiques prennent en charge les accompagnements chez les ostéopathes, les naturopathes, les acupuncteurs, les étiopathes, hypnothérapeutes….ainsi que les produits qu’ils peuvent conseiller. Les produits remboursés relèvent de la phytothérapie, des compléments alimentaires, de l’aromathérapie, des élixirs de Bach et bien d’autres …

Lors de la souscription du contrat d’une mutuelle bio ou d’une option « verte » de sa mutuelle santé, il est recommandé d’étudier la liste du type de praticiens et des produits pris en charge qui diffèrent selon les compagnies d’assurance.

Comment faire lorsque l’on a une mutuelle d’entreprise ?

Le remboursement des actes et des médicaments restent pris en charge par la Sécurité Sociale et le complément sera pris en charge par sa mutuelle ; les factures des entretiens et les conseils en découlant devront être envoyées à la mutuelle dédiée aux médecines alternatives qui procèdera aux remboursements.

Il existe de nombreuses formules de contrats de remboursements proposés par des mutuelles, des compagnies d’assurances ou autres organismes de prévoyance dont les tarifs peuvent varier de manière importante. Il est par conséquent conseiller de faire des devis pour comparer tarifs et qualité de la prise en charge.

A titre d’information, une liste de quelques mutuelles remboursant une partie des accompagnements et des conseils est à la disposition de chacun.  Il est précisé qu’il n’y a aucun accord commercial ni de promotion en faveur de ces mutuelles et l’auteur de cette liste. La responsabilité de l’auteur ne pourra pas être engagée quant à l’utilisation faite des éléments de cette liste dont le but est de faciliter les recherches pour les personnes fréquentant un naturopathe.

Voici quelques exemples de mutuelles AMAVIE, Assurance Santé PSI, Assurema, April, La compagnie des Femmes, CCMO, Contrat prévention Bien-être du Crédit Mutuel, Mutuelle verte, MFIF, Harmonie Mutuelle et bien d’autres…

D’autres compagnies et des renseignements complémentaires sont accessibles sur le site du Syndicat des Professionnels de Naturopathies.

https://www.syndicat-naturopathie.fr/les-mutuelles/

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