La résistance à la perte de poids

Au cours de notre vie, nous sommes très nombreux à être confronté à un excès de poids que l’on aimerait bien voir disparaître par enchantement. Ce serait tellement simple. Mais non, la nature en a décidé autrement. Ce qui est pris est stocké et parfois pour longtemps ! On est tous bien d’accord pour dire qu’il est assez facile des prendre des kilos mais pour les perdre, c’est une autre histoire. Le problème, c’est qu’il faut bien manger pour avoir assez d’énergie afin d’affronter la journée. Le recours à de multiples régimes contraignants permet certes de perdre un peu de poids mais une fois les anciennes habitudes alimentaires reprises, les kilos reviennent s’installer accompagnés souvent de leurs amis. De 4 à 5 kilos perdus on repasse à 6 ou 7 en quelques mois. Et parfois, on a beau faire de réels efforts en opérant des restrictions alimentaires, les kilos superflus sont toujours là. En regardant la balance, non, rien à faire ! Pas un kilo de perdu depuis des mois ! Mais pourquoi ? On se met alors à douter de tout et même de soi-même. Or, les chercheurs ont identifié plusieurs mécanismes pour expliquer ces phénomènes de résistance à la perte de poids.

Ainsi, pour résumer ce qui sera détaillé :

– le choix et la quantité des aliments sont évidemment essentiels. Un rééquilibrage alimentaire est nécessaire afin de diminuer notamment la consommation d’aliments sucrés et de mauvaises graisses.

– Le stress est un autre des facteurs moins évident mais dont l’impact des hormones qu’il génère est réel sur le poids. ainsi, l’augmentation du taux de cortisol a des répercussions sur de nombreux mécanismes dont le stockage des graisses et le ralentissement de l’élimination des cellules adipeuses.

-Un léger déséquilibre hormonal est également susceptible de freiner la perte de poids. Il peut s’agir d’un débalancement des hormones thyroïdiennes et ou d’une hyperoestrogénie.

-D’autres hormones, la ghréline, hormone de la faim et la leptine, hormone de la satiété jouent un rôle dans la résistance à la perte de poids.

Selon, les différents cas de figure, l’amaigrissement n’apparait donc pas toujours facile même lorsque on est déterminé. Prendre le problème sérieusement avec l’aide d’un professionnel est par conséquent recommandé afin d’éviter de se démotiver. Comprendre ces mécanismes aident à se déculpabiliser, à se remotiver et de ne pas faire du surpoids une fatalité.

le choix et la quantité des aliments sont évidemment essentiels. Un rééquilibrage alimentaire est nécessaire afin de diminuer notamment la consommation d’aliments sucrés et de mauvaises graisses. Le stress est un autre des facteurs moins évident mais dont l’impact des hormones qu’il génère est réel sur le poids. ainsi, l’augmentation du taux de cortisol a des répercussions sur de nombreux mécanismes dont le stockage des graisses et le ralentissement de l’élimination des graisses. En outre, un léger déséquilibre hormonal est également susceptible de freiner la perte de poids. Il peut s’agir d’un débalancement des hormones thyroïdiennes et ou d’une hyperoestrogénie. D’autres hormones, la ghréline, hormone de la faim et la leptine, hormone de la satiété jouent un rôle dans la résistance à la perte de poids. Selon, les différents cas de figure, l’amaigrissement n’apparait donc pas toujours facile même lorsque on est déterminé. Prendre le problème sérieusement avec l’aide d’un professionnel est par conséquent recommandé afin d’éviter de se démotiver. Comprendre ces mécanismes aident à se déculpabiliser, à se remotiver et de ne pas faire du surpoids une fatalité.

Notre mode de consommation alimentaire en question

Bien entendu, notre mode de consommation alimentaire est le premier élément à regarder de plus près. Le type de produits alimentaires consommés, les boissons sucrées, la fréquence de la prise alimentaire donnent de bonnes indications ainsi que les dépenses énergétiques quotidiennes. Pour résumer : si la prise alimentaire est supérieure à la dépense énergétique, alors l’excès alimentaire est stocké par l’organisme. Ça, on l’a tous bien compris ! Le plus compliqué reste tout de même de savoir si ce qu’on mange correspond à nos besoins mais également de résister aux envies devant des aliments alléchants.Un bilan nutritionnel avec un professionnel de la naturopathie permet de faire le point de manière objective sur nos habitudes alimentaires et de rééquilibrer son assiette ainsi que la balance des apports et des dépenses énergétiques.

En effet, on cherchera, par exemple, à traquer le sucre qui se cache partout dans l’alimentation industrielle. On évitera les mauvaises graisses présentes notamment dans la charcuterie, les fritures, les produits laitiers…La question du choix des aliments que l’on va consommer sera essentielle. Privilégier les matières premières à cuisiner, consommer des aliments à indice glycémique faible ou modéré, des légumes, des noix, de la viande blanche, poisson, des œufs, bonnes huiles, des céréales complètes…Le naturopathe promulguera de bons conseils pratiques et des recettes pour faciliter une mise en place douce des nouvelles habitudes.

L’impact physiologique du stress sur le poids

Un autre élément influençant de manière importante le poids est le stress. Le stress fait partie de nos vies et on a pris l’habitude de vivre stressé quel que soit son intensité en négligeant son impact sur notre organisme. Or, il est maintenant établit que le stress prolongé est susceptible d’entrainer une prise de poids, une conséquence résultant de mécanismes hormonaux notamment.

Le stress peut revêtir plusieurs formes. Il peut être réactionnel, c’est-à-dire en réponse à un évènement soudain, une situation menaçante, déplaisante. Un stress dit alarme est aussitôt ressenti nous permettre la fuite. Des palpitations, sueurs froides, tous les sens de notre corps sont mobilisés pour permettre d’échapper à la situation.

Lorsque l’agression se prolonge dans le temps, une autre forme de stress dit de résistance se met en place pour préserver l’organisme de l’épuisement entrainant des réactions différentes afin d’éviter le craquage ou le «  burn-out ».

Ainsi, afin de permettre de nous adapter face aux différentes formes d’agressions, le stress impacte de nombreuses glandes dont la fonction est de produire des hormones. Seront donc impliqués principalement l’hypothalamus, l’hypophyse au cerveau et les glandes surrénales mais aussi la thyroïde.

Explcation des mécanismes du stress

Le cortisol, l’adrénaline, la noradrénaline, l’aldostérone, la testostérone sont ainsi sécrétées par les glandes surrénales. Le cortisol est l’hormone qui nous protège du stress de longue durée souvent lié au surmenage professionnel, aux maladies, aux traumatismes…L’augmentation importante du taux de cortisol, l’hypercortisolémie, au fil du temps va entraîner des répercussions sur de nombreux mécanismes. Cela va freiner la thyroïde, baisser le taux de leptine, baisser le taux de sérotonine, réduire la combustion des graisses (la lipolyse) mais augmenter la production de corps gras dans l’organisme (la lipogenèse). La résistance à l’insuline (l’insulinoresistance) progressera. Notre corps aura donc tendance à stocker des graisses et ralentir la destruction des adipocytes, les cellules graisseuses.

En somme, pour perdre du poids, le stress est un frein !  Faire attention à son alimentation ne suffit pas, gérer son stress est également important.

L’impact psychologique du stress et la nourriture refuge

Photo de muffins au chocolat

Concernant l’impact psychique du stress sur notre organisme, la nourriture peut être vécue comme un refuge émotionnel. Face à un pic de stress, une contrariété, la tentation pour certains est grande de manger du chocolat, des gâteaux en quelque sorte pour se consoler d’avoir vécu des émotions négatives. Ce comportement peut remonter de l’enfance et apprendre à accepter et à gérer ses émotions peut en être la clé. Un travail avec l’aide d’un thérapeute comme le naturopathe facilite cette prise de conscience et cette gestion du stress.

Enfin, des compulsions sucrées fréquentes en fin de journée apparaissent comme un dérivatif émotionnel. Elles sont également le signe de carences notamment en sérotonine et signe de troubles digestifs qui peuvent se révéler lors bilan complet de vitalité.

Par conséquent, la prise de poids et la résistance à la perte de poids sont liées à notre mode de consommation alimentaire, au stress vécu. Elles peuvent aussi être lié soit à un débalancement des hormones thyroïdiennes soit à un déséquilibre entre les œstrogènes et les progestérones.

Le débalancement hormonal

En effet, une prise de poids rapide est un signe qui peut caractériser une hypothyroïdie. Or, en dehors de cas avéré d’hypothyroïdie, un léger manque de production d’hormones thyroïdiennes peut être à l’origine d’une prise de poids progressive mais aussi de la résistance à la perte de poids. Du fait de carences de co-facteurs nécessaires à la synthèse des hormones par exemple, ce faible manque en hormones thyroïdiennes entrainera un ralentissement du métabolisme. L’organisme aura tendance à stoker et à économiser les dépenses d’énergie.

De plus, un autre mécanisme peut-être concerné lorsque l’on met en place une restriction alimentaire. Les hormones thyroïdiennes T3 (l’hormone thyroïdienne active) se transforment de manière plus importantes en R-T3 (hormone thyroïdienne rendue inactive). Ce mécanisme de conversion de la T3 en Reverse-T3 est le principal mécanisme qu’enclenche le corps lorsqu’il perçoit une réduction de la prise alimentaire pour essayer de regagner du poids. Il se met en mode « famine » ou mode survie. L’hormone Reverse-T3 fait donc l’effet inverse de la T3 en ralentissant le métabolisme. Cela favorise par conséquent le stockage des graisses, induit une fatigue qui limite une dépense d’énergie.

Les régimes récurrents restrictifs favorisent donc ce mécanisme hormonal freinant une perte de poids à un moment donné. La mise en place de changements alimentaires durables raisonnés est plus bénéfique pour l’organisme que les régimes restrictifs.

Le régime restrictif

En outre, lorsque la prise de poids est prononcée et dure dans le temps avec incapacité de maigrir, deux autres hormones, la leptine et la ghréline entrent en jeu.

Les hormones de la faim et de la satiété

La ghréline est l’hormone de la faim, qui est secrétée par l’estomac surtout et le pancréas lorsque l’organisme a besoin d’énergie. Elle est produite en grande quantité avant de manger et son taux diminue au fur et à mesure que l’estomac se remplit. La leptine, hormone de la satiété est alors sécrétée pour nous indiquer qu’il est temps d’arrêter de manger. Cette hormone est produite par les cellules adipeuses et envoie un signal de satiété à l’hypothalamus, siège de la régulation de l’appétit et du contrôle du poids. Ces deux hormones s’associeront aux récepteurs des cellules du cerveau pour délivrer ces messages.

Un déséquilibre peut apparaitre, le taux de ghréline peut rester élevé, créant l’appétit et le taux de leptine élevé indiquant au cerveau que beaucoup de graisses ont été stockées sera par contre inefficace. Dans ce cas, les cellules du cerveau ne perçoivent pas le signal de la leptine, ainsi elle n’agira pas correctement sur l’hypothalamus pour réduire l’appétit et stimuler la dégradation des graisses. La personne ne ressentira pas le signal de la satiété mais au contraire celui de l’appétit et la baisse de motivation pour faire de l’exercice. Il a été démontré lors d’études sur des groupes d’individus que les personnes souffrant d’obésité auront un taux élevé de leptine et un taux élevé de ghréline les incitants à manger toujours plus. Il a été remarqué que plus les taux élevés de leptine ont duré dans le temps, plus la résistance à la leptine perdurera. Ainsi cela explique pourquoi les personnes en surpoids pendant une longue période, ont des difficultés à perdre du poids.  

Ce dysfonctionnement modifie donc la physiologie et le comportement dans l’objectif de regagner de la graisse : manger plus dans l’objectif de ne pas manquer, dépenser moins d’énergie. Le cerveau ralentit le métabolisme pour bruler moins de calories au repos. On note ainsi que l’action de la leptine et de la ghréline influent sur le métabolisme au même titre que les hormones thyroïdiennes qui régulent le métabolisme de base et la thermogénèse. Cela permet de mieux comprendre pourquoi l’obésité influe sur le mécanisme hormonal complexe et peut accélérer un dysfonctionnement thyroïdien.

D’autre part, lors de la ménopause ou en cas de surpoids, il apparaît fréquent qu’un excès d’hormones œstrogènes entretienne cette prise de poids ou freine la perte de poids. Ainsi les cellules adipeuses sont elles-mêmes génératrices d’hormones œstrogènes. On parle d’aromatisation des œstrogènes par les cellules adipeuses. Au moment de la ménopause, la production d’hormones sexuelles diminue et s’installe un déséquilibre entre œstrogènes et progestérones. Les taux diminuent mais pas en égales proportions. Le taux d’œstrogènes domine par rapport à la progestérone qui n’est produite qu’en faible quantité. Cela favorise ce déséquilibre hormonal qui est susceptible de freiner la perte de poids.

Comment déjouer ces mécanismes pour permettre une perte de poids durable ?

La naturopathie a différents moyens pour permettre de revenir à un équilibre durable. La prise en compte global de la personne est indispensable. La naturopathe prendra en compte par exemple son tempérament, son état de stress, sa physiologie…. Il pourra proposer des plantes, des minéraux, des oligo-éléments, des acides aminés, des antioxydants, des probiotiques… Les techniques de relaxation ainsi que la mise en place d’un mode alimentaire  durable seront évidemment nécessaires. Il s’agira également d’accompagner la personne en mettant à sa disposition conseils, outils et soutien psychologique pour une perte de poids durable.

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