Comment expliquer la résistance à la perte de poids ?

La résistance à la perte de poids

Au cours de notre vie, nous sommes très nombreux à être confronté à un excès de poids que l’on aimerait bien voir disparaître par enchantement. Ce serait tellement simple. Mais non, la nature en a décidé autrement. Ce qui est pris est stocké et parfois pour longtemps ! On est tous bien d’accord pour dire qu’il est assez facile des prendre des kilos mais pour les perdre, c’est une autre histoire. Le problème, c’est qu’il faut bien manger pour avoir assez d’énergie afin d’affronter la journée. Le recours à de multiples régimes contraignants permet certes de perdre un peu de poids mais une fois les anciennes habitudes alimentaires reprises, les kilos reviennent s’installer accompagnés souvent de leurs amis. De 4 à 5 kilos perdus on repasse à 6 ou 7 en quelques mois. Et parfois, on a beau faire de réels efforts en opérant des restrictions alimentaires, les kilos superflus sont toujours là. En regardant la balance, non, rien à faire ! Pas un kilo de perdu depuis des mois ! Mais pourquoi ? On se met alors à douter de tout et même de soi-même. Or, les chercheurs ont identifié plusieurs mécanismes pour expliquer ces phénomènes de résistance à la perte de poids.

Ainsi, pour résumer ce qui sera détaillé :

– le choix et la quantité des aliments sont évidemment essentiels. Un rééquilibrage alimentaire est nécessaire afin de diminuer notamment la consommation d’aliments sucrés et de mauvaises graisses.

– Le stress est un autre des facteurs moins évident mais dont l’impact des hormones qu’il génère est réel sur le poids. ainsi, l’augmentation du taux de cortisol a des répercussions sur de nombreux mécanismes dont le stockage des graisses et le ralentissement de l’élimination des cellules adipeuses.

-Un léger déséquilibre hormonal est également susceptible de freiner la perte de poids. Il peut s’agir d’un débalancement des hormones thyroïdiennes et ou d’une hyperoestrogénie.

-D’autres hormones, la ghréline, hormone de la faim et la leptine, hormone de la satiété jouent un rôle dans la résistance à la perte de poids.

Selon, les différents cas de figure, l’amaigrissement n’apparait donc pas toujours facile même lorsque on est déterminé. Prendre le problème sérieusement avec l’aide d’un professionnel est par conséquent recommandé afin d’éviter de se démotiver. Comprendre ces mécanismes aident à se déculpabiliser, à se remotiver et de ne pas faire du surpoids une fatalité.

le choix et la quantité des aliments sont évidemment essentiels. Un rééquilibrage alimentaire est nécessaire afin de diminuer notamment la consommation d’aliments sucrés et de mauvaises graisses. Le stress est un autre des facteurs moins évident mais dont l’impact des hormones qu’il génère est réel sur le poids. ainsi, l’augmentation du taux de cortisol a des répercussions sur de nombreux mécanismes dont le stockage des graisses et le ralentissement de l’élimination des graisses. En outre, un léger déséquilibre hormonal est également susceptible de freiner la perte de poids. Il peut s’agir d’un débalancement des hormones thyroïdiennes et ou d’une hyperoestrogénie. D’autres hormones, la ghréline, hormone de la faim et la leptine, hormone de la satiété jouent un rôle dans la résistance à la perte de poids. Selon, les différents cas de figure, l’amaigrissement n’apparait donc pas toujours facile même lorsque on est déterminé. Prendre le problème sérieusement avec l’aide d’un professionnel est par conséquent recommandé afin d’éviter de se démotiver. Comprendre ces mécanismes aident à se déculpabiliser, à se remotiver et de ne pas faire du surpoids une fatalité.

Notre mode de consommation alimentaire en question

Bien entendu, notre mode de consommation alimentaire est le premier élément à regarder de plus près. Le type de produits alimentaires consommés, les boissons sucrées, la fréquence de la prise alimentaire donnent de bonnes indications ainsi que les dépenses énergétiques quotidiennes. Pour résumer : si la prise alimentaire est supérieure à la dépense énergétique, alors l’excès alimentaire est stocké par l’organisme. Ça, on l’a tous bien compris ! Le plus compliqué reste tout de même de savoir si ce qu’on mange correspond à nos besoins mais également de résister aux envies devant des aliments alléchants.Un bilan nutritionnel avec un professionnel de la naturopathie permet de faire le point de manière objective sur nos habitudes alimentaires et de rééquilibrer son assiette ainsi que la balance des apports et des dépenses énergétiques.

En effet, on cherchera, par exemple, à traquer le sucre qui se cache partout dans l’alimentation industrielle. On évitera les mauvaises graisses présentes notamment dans la charcuterie, les fritures, les produits laitiers…La question du choix des aliments que l’on va consommer sera essentielle. Privilégier les matières premières à cuisiner, consommer des aliments à indice glycémique faible ou modéré, des légumes, des noix, de la viande blanche, poisson, des œufs, bonnes huiles, des céréales complètes…Le naturopathe promulguera de bons conseils pratiques et des recettes pour faciliter une mise en place douce des nouvelles habitudes.

L’impact physiologique du stress sur le poids

Un autre élément influençant de manière importante le poids est le stress. Le stress fait partie de nos vies et on a pris l’habitude de vivre stressé quel que soit son intensité en négligeant son impact sur notre organisme. Or, il est maintenant établit que le stress prolongé est susceptible d’entrainer une prise de poids, une conséquence résultant de mécanismes hormonaux notamment.

Le stress peut revêtir plusieurs formes. Il peut être réactionnel, c’est-à-dire en réponse à un évènement soudain, une situation menaçante, déplaisante. Un stress dit alarme est aussitôt ressenti nous permettre la fuite. Des palpitations, sueurs froides, tous les sens de notre corps sont mobilisés pour permettre d’échapper à la situation.

Lorsque l’agression se prolonge dans le temps, une autre forme de stress dit de résistance se met en place pour préserver l’organisme de l’épuisement entrainant des réactions différentes afin d’éviter le craquage ou le «  burn-out ».

Ainsi, afin de permettre de nous adapter face aux différentes formes d’agressions, le stress impacte de nombreuses glandes dont la fonction est de produire des hormones. Seront donc impliqués principalement l’hypothalamus, l’hypophyse au cerveau et les glandes surrénales mais aussi la thyroïde.

Explcation des mécanismes du stress

Le cortisol, l’adrénaline, la noradrénaline, l’aldostérone, la testostérone sont ainsi sécrétées par les glandes surrénales. Le cortisol est l’hormone qui nous protège du stress de longue durée souvent lié au surmenage professionnel, aux maladies, aux traumatismes…L’augmentation importante du taux de cortisol, l’hypercortisolémie, au fil du temps va entraîner des répercussions sur de nombreux mécanismes. Cela va freiner la thyroïde, baisser le taux de leptine, baisser le taux de sérotonine, réduire la combustion des graisses (la lipolyse) mais augmenter la production de corps gras dans l’organisme (la lipogenèse). La résistance à l’insuline (l’insulinoresistance) progressera. Notre corps aura donc tendance à stocker des graisses et ralentir la destruction des adipocytes, les cellules graisseuses.

En somme, pour perdre du poids, le stress est un frein !  Faire attention à son alimentation ne suffit pas, gérer son stress est également important.

L’impact psychologique du stress et la nourriture refuge

Photo de muffins au chocolat

Concernant l’impact psychique du stress sur notre organisme, la nourriture peut être vécue comme un refuge émotionnel. Face à un pic de stress, une contrariété, la tentation pour certains est grande de manger du chocolat, des gâteaux en quelque sorte pour se consoler d’avoir vécu des émotions négatives. Ce comportement peut remonter de l’enfance et apprendre à accepter et à gérer ses émotions peut en être la clé. Un travail avec l’aide d’un thérapeute comme le naturopathe facilite cette prise de conscience et cette gestion du stress.

Enfin, des compulsions sucrées fréquentes en fin de journée apparaissent comme un dérivatif émotionnel. Elles sont également le signe de carences notamment en sérotonine et signe de troubles digestifs qui peuvent se révéler lors bilan complet de vitalité.

Par conséquent, la prise de poids et la résistance à la perte de poids sont liées à notre mode de consommation alimentaire, au stress vécu. Elles peuvent aussi être lié soit à un débalancement des hormones thyroïdiennes soit à un déséquilibre entre les œstrogènes et les progestérones.

Le débalancement hormonal

En effet, une prise de poids rapide est un signe qui peut caractériser une hypothyroïdie. Or, en dehors de cas avéré d’hypothyroïdie, u.n léger manque de production d’hormones thyroïdiennes peut être à l’origine d’une prise de poids progressive mais aussi de la résistance à la perte de poids. Du fait de carences de co-facteurs nécessaires à la synthèse des hormones par exemple, ce faible manque en hormones thyroïdiennes entrainera un ralentissement du métabolisme. L’organisme aura tendance à stoker et à économiser les dépenses d’énergie.

De plus, un autre mécanisme peut-être concerné lorsque l’on met en place une restriction alimentaire. Les hormones thyroïdiennes T3 (l’hormone thyroïdienne active) se transforment de manière plus importantes en R-T3 (hormone thyroïdienne rendue inactive). Ce mécanisme de conversion de la T3 en Reverse-T3 est le principal mécanisme qu’enclenche le corps lorsqu’il perçoit une réduction de la prise alimentaire pour essayer de regagner du poids. Il se met en mode « famine » ou mode survie. L’hormone Reverse-T3 fait donc l’effet inverse de la T3 en ralentissant le métabolisme. Cela favorise par conséquent le stockage des graisses, induit une fatigue qui limite une dépense d’énergie.

Les régimes récurrents restrictifs favorisent donc ce mécanisme hormonal freinant une perte de poids à un moment donné. La mise en place de changements alimentaires durables raisonnés est plus bénéfique pour l’organisme que les régimes restrictifs.

Le régime restrictif

En outre, lorsque la prise de poids est prononcée et dure dans le temps avec incapacité de maigrir, deux autres hormones, la leptine et la ghréline entrent en jeu.

Les hormones de la faim et de la satiété

La ghréline est l’hormone de la faim, qui est secrétée par l’estomac surtout et le pancréas lorsque l’organisme a besoin d’énergie. Elle est produite en grande quantité avant de manger et son taux diminue au fur et à mesure que l’estomac se remplit. La leptine, hormone de la satiété est alors sécrétée pour nous indiquer qu’il est temps d’arrêter de manger. Cette hormone est produite par les cellules adipeuses et envoie un signal de satiété à l’hypothalamus, siège de la régulation de l’appétit et du contrôle du poids. Ces deux hormones s’associeront aux récepteurs des cellules du cerveau pour délivrer ces messages.

Un déséquilibre peut apparaitre, le taux de ghréline peut rester élevé, créant l’appétit et le taux de leptine élevé indiquant au cerveau que beaucoup de graisses ont été stockées sera par contre inefficace. Dans ce cas, les cellules du cerveau ne perçoivent pas le signal de la leptine, ainsi elle n’agira pas correctement sur l’hypothalamus pour réduire l’appétit et stimuler la dégradation des graisses. La personne ne ressentira pas le signal de la satiété mais au contraire celui de l’appétit et la baisse de motivation pour faire de l’exercice. Il a été démontré lors d’études sur des groupes d’individus que les personnes souffrant d’obésité auront un taux élevé de leptine et un taux élevé de ghréline les incitants à manger toujours plus. Il a été remarqué que plus les taux élevés de leptine ont duré dans le temps, plus la résistance à la leptine perdurera. Ainsi cela explique pourquoi les personnes en surpoids pendant une longue période, ont des difficultés à perdre du poids.  

Ce dysfonctionnement modifie donc la physiologie et le comportement dans l’objectif de regagner de la graisse : manger plus dans l’objectif de ne pas manquer, dépenser moins d’énergie. Le cerveau ralentit le métabolisme pour bruler moins de calories au repos. On note ainsi que l’action de la leptine et de la ghréline influent sur le métabolisme au même titre que les hormones thyroïdiennes qui régulent le métabolisme de base et la thermogénèse. Cela permet de mieux comprendre pourquoi l’obésité influe sur le mécanisme hormonal complexe et peut accélérer un dysfonctionnement thyroïdien.

D’autre part, lors de la ménopause ou en cas de surpoids, il apparaît fréquent qu’un excès d’hormones œstrogènes entretienne cette prise de poids ou freine la perte de poids. Ainsi les cellules adipeuses sont elles-mêmes génératrices d’hormones œstrogènes. On parle d’aromatisation des œstrogènes par les cellules adipeuses. Au moment de la ménopause, la production d’hormones sexuelles diminue et s’installe un déséquilibre entre œstrogènes et progestérones. Les taux diminuent mais pas en égales proportions. Le taux d’œstrogènes domine par rapport à la progestérone qui n’est produite qu’en faible quantité. Cela favorise ce déséquilibre hormonal qui est susceptible de freiner la perte de poids.

Comment déjouer ces mécanismes pour permettre une perte de poids durable ?

La naturopathie a différents moyens pour permettre de revenir à un équilibre durable. La prise en compte global de la personne est indispensable. La naturopathe prendra en compte par exemple son tempérament, son état de stress, sa physiologie…. Il pourra proposer des plantes, des minéraux, des oligo-éléments, des acides aminés, des antioxydants, des probiotiques… Les techniques de relaxation ainsi que la mise en place d’un mode alimentaire  durable seront évidemment nécessaires. Il s’agira également d’accompagner la personne en mettant à sa disposition conseils, outils et soutien psychologique pour une perte de poids durable.

Quelle est la meilleure eau pour notre organisme ?

l'eau de source est une eau peu minéralisée

Dans ce vaste débat autour de la consommation d’eau du robinet ou d’eau en bouteille, les avis divergent. Certains vous diront que l’eau du robinet est une eau potable qui est filtrée et désinfectée permettant une consommation quotidienne. Les autres lui reprocheront son goût de chlore et la présence résiduelle de substances néfastes. Or plusieurs éléments sont à prendre en compte pour avancer sur cette question épineuse :

Que boire ? Boire l’eau du robinet moins chère et facilement disponible ?  Ou bien consommer des eaux de source ou minérales qui alimentent notre chère planète en plastique ?

Du point de vue physiologique, boire est un besoin est essentiel pour permettre les échanges internes et éliminer les déchets. L’eau se compose de plus de 70 % de notre masse organique. L’eau nous hydrate et capte nos déchets issus du fonctionnement de notre corps qu’elle dirige vers les reins. Pour qu’elle puisse correctement remplir son rôle, elle doit être peu minéralisée. Une eau minéralisée prise au quotidien ne remplirait pas ce rôle d’épuration car le phénomène de captation ne pourrait pas s’accomplir du fait de la présence de nombreux minéraux. Du coup, un certain nombre de déchets stagnerait dans les tissus créant une surcharge métabolique. Bien que certaines eaux minérales ont été étiquetées comme étant favorables pour la santé (par exemple l’eau riche en magnésium favorise le transit intestinal), les eaux minérales apportent surtout des minéraux qui sont très peu assimilables par notre organisme et qui au contraire créent une surcharge.

Le Pr Marc Henry , professeur des Universités à Strasbourg et spécialiste de l’eau, précise « Certains micro-organismes et les plantes » sont capables d’extraire les ions du sol pour une utilisation directe sont dites « autotrophes », par opposition aux cellules animales qui sont « hétérotrophes » qui doivent donc trouver leurs métaux sous une forme pré-emballée, soit par le phytoplancton marin pour l’eau de mer, soit par les plantes pour les animaux terrestres. Croire qu’il suffit de boire de l’eau minérale pour avoir sa ration quotidienne de minéraux et d’oligo-éléments est un leurre total entretenu par les vendeurs d’eau en bouteille qui ignorent superbement les lois de la physico-chimie colloïdale pour justifier le prix très élevé de l’eau qu’ils vendent. »

Voilà qui fait réfléchir !

https://prmarchenry.blogspot.com/2015/02/absorption-des-mineraux.html

L’eau de boisson doit donc renouveler l’eau de notre organisme mais aussi nous aider à le purifier. Les eaux très faiblement minéralisées apparaissent donc comme celles qu’il faut privilégier au quotidien.

Ainsi, les eaux chargées en minéraux peuvent seulement être bues par période courte et non pas de manière prolongée car elles ne permettent pas d’accomplir la fonction de nettoyage de l’eau peu minéralisée.

Une classification des eaux en fonction de leur teneur en minéraux a été établie pour nous aider à les choisir :

  • Les eaux dites très faiblement minéralisées ont une teneur en sels minéraux inférieure à 50 mg/l
  • Les eaux faiblement minéralisées : une teneur inférieure à 500 mg/litre
  • Les eaux moyennement minéralisées : de 500 à 1500 mg/l
  • Les eaux riches en sels minéraux lorsque sa teneur dépasse les 1500mg/litre.

De plus, afin de respecter l’équilibre acido-basique, Le pH de l’eau doit donc être neutre à légèrement acide (compris entre 6,5 et 7). Sur l’étiquette d’une bouteille d’eau, l’indication du pH se trouve après celle des résidus à sec. Par exemple, l’estomac est un milieu très acide, et la consommation d’une eau trop basique (à l’opposé de l’acidité) peut perturber la digestion gastrique. Ces éléments sont également à prendre en compte lorsque l’on s’intéresse à l’eau du robinet.

L’eau du robinet, une eau potable moyennement minéralisée

L’eau du robinet étant un produit local, elle présente, selon les régions, des teneurs différentes en minéraux. Les seuils de minéralité de l’eau du robinet sont fixés par les normes. L’eau du robinet se situe en général comme une eau moyennement minéralisée. Ainsi à la différence des eaux embouteillées, la composition de l’eau du robinet varie et l’eau est traitée.

L'eau potable du robinet

En effet, le contrôle sanitaire de la qualité de l’eau potable fait l’objet d’un suivi permanent et l’on peut consulter la qualité et la teneur de l’eau de sa commune en ligne sur le site : https://solidarites-sante.gouv.fr/sante-et-environnement/eaux/article/qualite-de-l-eau-potable

Ainsi, cette eau est traitée par adjonction de chlore pour lutter contre la présence de bactéries, virus et parasites. Les concentrations de nitrates et de pesticides sont contrôlées mais varient en fonction des lieux de captage, des rejets dues à l’activité humaine, de l’emploi d’engrais et des produits phytosanitaires. La teneur en plomb aussi est surveillée. Et depuis quelques années, la présence de substances émergeantes à de faible concentration posent question et sont l’objet d’études. Ce sont des résidus de médicaments et des composés perfluorés qui sont des produits pouvant être formés lors de l’étape de désinfection de l’eau. Un programme d’étude est organisé par nos pouvoirs publics sur les répercussions de ces substances sur la santé. Cependant, il faudra attendre plusieurs années avant d’obtenir un résultat. En attendant, il apparaît évident que toutes ces substances s’accumulent dans nos tissus au fil du temps tout comme tous les additifs que l’on retrouve dans l’alimentation industrielle.

 Alors que faire ?

L’eau de source très faiblement minéralisée apparaît comme la meilleure pour notre santé mais elle n’est pas exempte de nitrates et d’autres substances migrant du plastique. Elle est malheureusement source de pollution par la production et le rejet de plastique dans notre environnement. Acheter l’eau dans des bouteilles en verre est onéreux et son transport est compliqué.

Améliorer la pureté de l’eau du robinet semble une bonne solution pour réduire la présence du plastique et plusieurs solutions existent.

Les plusieurs solutions pour améliorer la pureté de l’eau sont envisageables :

  • Consommer de l’eau du robinet en remplissant une carafe le matin et la laisser se reposer à l’air libre. Il ne sert à rien de la faire bouillir. En effet, cela ne suffit pas à supprimer sa nocivité car cela détruit bien les microbes mais concentre les éléments indésirables. La quantité de chlore ne change pas. Le calcaire se transforme en tarte et se dépose dans nos tissus comme sur nos casseroles.
Rouleaux de céramiques EM
  • Purifier l’eau en utilisant du charbon actif ou des céramiques EM en sachant que cela n’enlève certainement pas tout. Le charbon actif est utilisé des japonais depuis des siècles. Le binchotan est un charbon actif obtenu à partir de branches d’arbres. Il est connu pour adoucir l’eau, ajouter des minéraux bienfaisants et absorber les goûts et les odeurs indésirables, comme le chlore. Les perles ou tubes de céramique sont composées d’une argile extra pure enrichie de micro-organismes actifs. Elles permettent d’assainir l’eau et d’améliorer son goût en supprimant le chlore, le calcaire et les résidus éventuels. Un laboratoire indépendant a mis en évidence l’efficacité de ces céramiques sur de nombreux éléments indésirables.
  • Consommer de l’eau de source très faiblement minéralisée en bouteille lorsque l’on veut nettoyer son organisme des déchets en l’associant à des diètes ou à des jeûnes.
  •  Acheter des gros contenants au lieu des bouteilles lorsque c’est possible.
  • Investir dans un osmoseur de qualité semble être la solution la plus efficace afin d’obtenir une eau pure mais aussi la plus onéreuse.
    Les carafes avec filtres sont rapidement des nids à bactéries et posent elles aussi un problème de pollution.

En conclusion, l’eau est un élément crucial pour notre santé comme la qualité de notre alimentation. Les eaux très faiblement minéralisées sont celles qui correspondent le plus à notre physiologie et la consommation des eaux minérales est à limiter. Afin de réduire la fabrication et le rejet du plastique, il semble plus raisonnable de boire l’eau du robinet qui a l’avantage d’être potable et dont on a la chance de bénéficier facilement à l’échelle de la planète. Heureusement, des solutions existent pour améliorer la pureté de cette eau mais ces solutions nécessitent un investissement supplémentaire. Or, investir un peu pour obtenir à long terme une eau correspondant à notre organisme est une démarche à portée de tous pour peu que l’on s’en préoccupe véritablement.

Pourquoi bien s’alimenter est-il essentiel dans les troubles de la thyroïde ?

Les dysfonctionnements de la thyroïde sont des problèmes de santé qui sont fréquents et touchent 10%  de la population française. Selon l’ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament), la vente de médicaments traitant les troubles de la thyroïde a fortement évolué au cours de 20 dernières années. On est passé de 4 millions de boites vendues en 1990 contenant de l’hormone de synthèse à 34 millions de boites en 2012 ce qui représente environ 2,9 millions de personnes touchées. Cela vaut le coup de s’intéresser à ce problème !

A quoi servent les hormones thyroïdiennes ?

La thyroïde permet, grâce à des messagers, les hormones, l’activation ou la mise au repos d‘un organe par exemple. Son rôle est de secréter les hormones thyroxine (T4) (représentant 93% de la sécrétion) et la tri-iodothyrosine (T3) qui est la forme hormonale active. La thyroïde est sous le contrôle d’une hormone hypophysaire appelée TSH (Thyroid Stimulating Hormon) ou thyréostimuline secrétée par l’hypophyse, elle-même stimulée par la TRH sécrétée par l’hypothalamus. Il s’agit d’un mécanisme par rétrocontrôle qui permet de maintenir un taux optimal d’hormones dans le sang (quand tout fonctionne bien).

En effet, les fonctions des hormones thyroïdiennes sont :

  • de réguler les fonctions cardiaques (le débit, la fréquence)
  • de réguler la production de chaleur
  • réguler les fonctions digestives, l’appétit, les sécrétions du tube digestif et le péristaltisme
  • de réguler les hormones sexuelles.
  • de favoriser la croissance osseuse et la maturation du système nerveux

La thyroïde est donc le centre de la régulation corporelle dont le chef d’orchestre est l’hypothalamus.

Un dérèglement de ces messages et c’est tout l’organisme qui est touché et déséquilibré. Dans la conception holistique de l’organisme, la thyroïde fait partie d’un ensemble complexe dont le but est la recherche de l’homéostasie. L’homéostasie est l’équilibre de l’ensemble de l’organisme quelles que soient les contraintes externes. Elle agit de concert avec notamment l’hypophyse, l’hypothalamus, les glandes surrénales pour détecter et rétablir tout changement dans la chimie du corps. Cela concerne notamment le déséquilibre de la glycémie, les déséquilibres hormonaux, l’inflammation, les carences nutritionnelles, la toxicité, la congestion du foie, la mauvaise digestion…

Développement d’un goitre

Ainsi, Des problèmes d’hypothyroïdie, d’hyperthyroïdie peuvent apparaître et auront pour conséquence un ralentissement ou un emballement du métabolisme, le développement de goitres, de nodules, qui dans certains cas conduisent au cancer de la thyroïde. Le diagnostic met souvent un nom sur des symptômes ou des signes qui sont ressentis longtemps auparavant par les patients. Cet état nécessite alors une prise en charge médicale mais aussi d’un suivi par un naturopathe qui leur apportera un autre éclairage sur l’importance d’avoir une bonne hygiène de vie.

En effet, même si l’apparition de ces troubles de la thyroïde se manifeste soudainement et parfois brutalement, l’installation des conditions favorisant son apparition se sont généralement fait progressivement avec le temps. Certains facteurs prédisposant se sont accumulés débouchant sur ces troubles. Ainsi, dans le cas de la maladie d’Hashimoto et de la maladie de Basedow, une prédisposition génétique est un élément récurrent, or cette prédisposition ne s’exprime pas forcément. D’autres facteurs doivent y être associés tels qu’une alimentation pauvre en nutriments essentiels à la fabrication des hormones thyroïdiennes mais aussi des perturbateurs endocriniens, la prise de tabac, le stress intense…

La qualité de l’alimentation est par conséquent essentielle car ce que l’on mange quotidiennement est censé nous apporter les matériaux nécessaires à la synthèse de nos cellules et leur fonctionnement.

Quels sont les éléments constitutifs des hormones thyroïdiennes ?

Il a plusieurs étapes à la formation des hormones aboutissant à la forme thyroxine (T4) et la tri-iodothyrosine (T3) qui est la forme hormonale active. Sur une structure de base formée de tyrosine, se rajoutent des atomes d’iode et précisément 4 atomes d’iode pour l’hormone T4. Pour rendre cette hormone active, un processus enzymatique détachera un atome d’iode dans la molécule formant la l’hormone T3. La formation de ces hormones est le résultat d’un processus complexe et intelligent nécessitant plusieurs co-facteurs.

En effet, pour la synthèse des hormones thyroïdiennes différents nutriments sont indispensables comme l’iode, le magnésium, le fer, le zinc, le sélénium, le molybdène et des vitamines B, B2, B3, B6, B12  ainsi que les vitamines D, A et E. Un autre élément est aussi essentiel, il s’agit de la tyrosine qui est l’un de 20 acides aminés essentiels provenant des protéines. La tyrosine constitue en quelque sorte « le squelette » de l’hormone sur lequel va se fixer l’iode.

Où trouve-t-on ces éléments ?

L’ensemble de ces nutriments doit être apporté par l’alimentation quotidienne et parmi tous ces éléments qui ont chacun leur importance, un élément sort du lot, il s’agit de l’iode.

L’être humain trouve l’iode principalement dans les coquillages et crustacés, le poisson, les algues, le fromage, le lait, le sel iodé, et à moindre proportion dans les céréales, les légumes comme les haricots verts….

Or de nombreuses études montrent que les besoins en iode ne sont pas assez couverts par l’alimentation moderne. L’Agence Nationale de Sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail souligne que d’après l’étude INCA 2 (étude individuelle nationale des consommations alimentaires) qu’elle a menée, les apports moyens en iode se situent à 126 µg/j chez les adultes et 106 µg/j chez les enfants. L’OMS (l’Organisation Mondiale de la Santé) quant à elle estime que 35% des habitants de la planète sont carencés en Iode.

En 2006, la réglementation française fixe les apports journaliers recommandés à 150 microgrammes par jour comme valeurs repères. Ces Apports journaliers Recommandés ont été fixés de manière différente en fonction de l’âge et de l’activité des individus. Par exemple, les femmes enceintes auront un besoin plus important d’iode pour assurer un développement normal du fœtus et notamment une élaboration des fonctions cérébrales. Ainsi, les AJR sont évalués à 200 microgrammes les concernant. Les sportifs ont un besoin en iode évalué à 300 microgrammes. En dessous de ces valeurs de référence, il a été déterminé que les risques étaient importants de développer un goitre, des dysthyroïdies, des anomalies mentales et des troubles psychomoteurs pour les enfants, des complications obstétricales, des anomalies congénitales, de lésions irréversibles chez le fœtus et de mortalité néonatale.

Le sel iodé suffit-il à couvrir nos besoins en iode?

Afin d’assurer ces apports, il a été proposé de rajouter de l’iode dans le sel de table. Or, ces dernières années, la population a été sensibilisée pour réduire la consommation de sel par crainte de l’hypertension. La prise de sel iodé a donc baissé en moyenne se répercutant sur la prise d’iode. De plus, l’iode est une substance chimique volatile, une bonne partie de l’iode rajoutée dans le sel s’évaporerait dans l’air dès l’ouverture des sacs et au fil du temps. La quantité d’iode ingérée devient donc minime au fur et à mesure de l’utilisation du sel iodé. On parle de sublimation de l’iode au contact de l’air.

En outre, certaines études ont montré que la biodisponibilité de l’iode contenu dans le sel était seulement de 10% et il faut préciser que, malheureusement, le sel employé est un sel raffiné dépourvu des minéraux présents dans le sel marin et exposé à des substances chimiques utilisées pour son raffinement.

En conclusion, ces éléments indiquent que le sel iodé de table n’est pas une ressource suffisante et à conseiller pour combler les besoins en iode de la population. Il vaut mieux privilégier le sel marin riche en minéraux et éviter de trop saler ses aliments.

En effet, Le nombre constant d’augmentation de problèmes de thyroïde montre en effet que le sel iodé n’a pas résolu le problème de carence en iode. Plusieurs explications peuvent expliquer ce phénomène qui ne concerne que les malades diagnostiqués et traités et non pas les personnes non diagnostiquées qui subissent les troubles sans en trouver la cause. Les carences en certains nutriments et notamment en iode sont une partie de l’explication.

Comment favoriser une alimentation riche en iode?

En premier lieu, traditionnellement en France, la consommation alimentaire de protéines est plus volontairement à base de viande rouge ou blanche que de poisson ou de coquillage. Au mieux, la consommation de poissons ou de fruits de mer est en général d’une fois par semaine et pour bon nombre de personnes, la consommation est inexistante pour des raisons d’habitudes culturelles ou de coût. Il faut aussi préciser que la cuisson favorise l’évaporation de l’iode, il serait préférable de manger les fruits de mer et poissons crus quand cela est possible (huitres, sous forme de marinade, salaison, séché ou sashimi…).

Ainsi, de nombreux spécialistes s’accordent pour dire qu’il faut augmenter les apports par la consommation d’huitres, de coquillages, de poissons marinés ou peu cuits, d’algues et cela plusieurs fois par semaine pour obtenir un taux suffisant d’iode. On y trouvera par ailleurs du zinc, du sélénium, autres co-facteurs indispensables.

Où trouve-t-on les autres éléments nécessaire à la synthèse de nos hormones thyroidiennes ?

Dans l’alimentation, le sélénium est concentré dans la noix du Brésil (50 µg, il vaut mieux éviter de la consommer  de manière importante, 4 noix équivalent à 200 µg de sélénium), les huitres et autres fruits de mer, le poisson, la viande, les abats, dans les céréales, les œufs, les légumes champignons, oignons, tomates, chou, brocoli, ail.

En ce qui concerne le magnésium, ce minéral est présent dans les légumes, les céréales complètes, le son de blé, les légumes secs, le soja, les oléagineux comme l’amande, la noisette, les graines de courges, dans certaines eaux, les fruits de mer.

Notre organisme trouvera du fer par la consommation régulière de viande rouge ou blanche, d’abats, de boudin, de cacao, œufs et fruits secs.

Concernant les vitamines, la vitamine B1, B2, B3, B6, B12 ainsi que la vitamine D jouent aussi un rôle dans l’activité de la thyroïde. La malnutrition, la prise de médicaments comme de la pilule contraceptive, le tabac, l’alcool peuvent être responsables d’une carence. Là encore, la viande, les poissons, les œufs, les fruits secs, les farines complètes, les légumineuses fournissent ces vitamines. La tyrosine est l’un des 20 acides aminés qui composent les protéines et constitue le squelette de l’hormone sur lequel va se fixer l’iode. Une carence en tyrosine entraine fatalement une carence en hormones.

La quantité de tyrosine dépend d’un apport alimentaire suffisant et de la conversion à partir d’un autre acide aminé la phénylalanine. Manger des protéines quotidiennement est indispensable, qu’elles soient d’origine animale ou végétale : légumineuses, soja, pois chiches, haricots, lentilles, les avocats, les fèves, noix, noisettes, amandes, banane…

Pourquoi les lipides sont essentiels au fonctionnement de notre organisme?

Les apports d’huiles riches en oméga 3 sont également importantes pour éviter la rigidité des membranes de cellules et permettent les réactions enzymatiques, le passage dans les cellules des éléments nécessaires à leur fonctionnement et notamment les hormones. Il est par conséquent conseillé de consommer l’huile d’olive et l’huile de colza. Tous les produits apportant des graisses saturées ou trans sont à éviter c’est à dire l’huile de tournesol, les charcuteries, fromages, beurre, viandes grasses….

En conclusion,

Une alimentation variée, équilibrée est donc indispensable pour apporter à l’organisme les éléments de base à son bon fonctionnement et plus particulièrement à un bon équilibre hormonal et le recours à une supplémentation par des compléments alimentaires s’avère utile dans certains cas lorsqu’ils sont recommandés par un professionnel.

Cependant, il n’est pas toujours facile de savoir si notre alimentation quotidienne fournit bien à notre organisme les nutriments nécessaires à un bon équilibre. Un bilan global établit par un naturopathe permettant de faire le point sur les habitudes alimentaires, l’hygiène de vie, votre niveau de stress est un bon moyen de se rassurer et de mettre en place des bonnes habitudes pour pérenniser sa vitalité.

Pour en savoir plus sur ce sujet, l’ouvrage « Thyroïde les solutions naturelles » du Dr Philippe Véroli, Editions Thierry Souccar apporte un bon éclairage du sujet.

Comment se faire rembourser consultations et traitements ?

Devant le développement des médecines alternatives et le recours croissant des patients à ces thérapies, des compagnies d’assurance ont mis au point des formules étendues aux médecines douces et en compléments des formules classiques de remboursement, des options « vertes ». Des formules ne sont pas encore très connues mais il existe toutefois de nombreuses propositions de complémentaires vertes.


Quels sont les consultations remboursées ?

  Ces mutuelles spécifiques prennent en charge les consultations chez les ostéopathes, les naturopathes, les acupuncteurs, les étiopathes, hypnothérapeutes….ainsi que les produits qu’ils prescrivent à leurs patients. Les produits remboursés relèvent de la phytothérapie, des compléments alimentaires, de l’aromathérapie, des élixirs de Bach et bien d’autres …

Lors de la souscription du contrat d’une mutuelle bio ou d’une option « verte » de sa mutuelle santé, il est recommandé d’étudier la liste du type de praticiens et des produits pris en charge qui diffèrent selon les compagnies d’assurance.

Comment faire lorsque l’on a une mutuelle d’entreprise ?

Le remboursement des actes et des médicaments restent pris en charge par la Sécurité Sociale et le complément sera pris en charge par sa mutuelle ; les factures de consultations et les prescriptions en découlant devront être envoyées à la mutuelle dédiée aux médecines alternatives qui procèdera aux remboursements.

Il existe de nombreuses formules de contrats de remboursements proposés par des mutuelles, des compagnies d’assurances ou autres organismes de prévoyance dont les tarifs peuvent varier de manière importante. Il est par conséquent conseiller de faire des devis pour comparer tarifs et qualité de la prise en charge.

A titre d’information, une liste de quelques mutuelles remboursant une partie des consultations et des prescriptions est à la disposition de chacun.  Il est précisé qu’il n’y a aucun accord commercial ni de promotion en faveur de ces mutuelles et l’auteur de cette liste. La responsabilité de l’auteur ne pourra pas être engagée quant à l’utilisation faite des éléments de cette liste dont le but est de faciliter les recherches pour les consultants en naturopathie.

Voici quelques exemples de mutuelles AMAVIE, Assurance Santé PSI, Assurema, April, La compagnie des Femmes, CCMO, Contrat prévention Bien-être du Crédit Mutuel, Mutuelle verte, MFIF, Harmonie Mutuelle et bien d’autres…

D’autres compagnies et des renseignements complémentaires sont accessibles sur le site du Syndicat des Professionnels de Naturopathies.

https://www.syndicat-naturopathie.fr/les-mutuelles/

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